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Bulletin Quotidien Europe N° 13644
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INSTITUTIONNEL / Budget

Le fonds pour la compétitivité devra être guidé par des investissements communs, préconisent des experts à la conférence annuelle sur le budget de l'UE

Ursula von der Leyen a répondu à une question qui était restée en suspens, lors de la conférence annuelle sur le budget de l’UE, mardi 20 mai : le « programme-cadre Horizon Europe restera un programme autonome ».

La présidente de la Commission européenne a précisé que le programme sera « bien sûr connecté au fonds pour la compétitivité, pour garantir une transition fluide de la recherche fondamentale à l’innovation de marché ». 

Un guichet unique. La compétitivité a été au centre des discussions sur le CFP post 2027, mardi 20 mai. Elle est étroitement liée au troisième principe qui devra le guider, selon Mme von der Leyen : la simplicité - les deux premiers étant la flexibilité et la concurrence. 

Parce que l'obtention de fonds européens est « trop complexe, trop lente, trop bureaucratique », l'UE a « besoin d'un guichet unique avec des règles standardisées », a préconisé Ursula von der Leyen. Un fonds européen unique pour la compétitivité « aux règles simples et transparentes » devra répondre à ces attentes. Comme révélé dans une note de travail de la Commission le 15 mai (EUROPE 13641/8), ce fonds « concentrera l'investissement dans des secteurs stratégiques : l'intelligence artificielle, l'espace, les technologies propres, les biotechnologies... ». Ce guichet unique « couvrira le cycle de l'investissement, de l'idée jusqu'au marché ».

Faire pot commun. Les invités à la table ronde dédiée au futur de la compétitivité européenne ont défendu la valeur ajoutée que représenterait une approche commune de l'UE construite à partir des priorités. « Il faut parler d'interconnexion, de transport, d'énergie. Mais aussi des capacités de défense et de sécurité... », a précisé le ministre espagnol de l'Économie, Carlos Cuerpo Caballero. Selon lui, une fois les objectifs arrêtés, un financement commun à plusieurs États membres pourra être envisagé. « On a besoin d’une approche commune pour des projets qui fournissent des biens publics », a-t-il résumé.

Le vice-président exécutif d'Airbus chargé de la stratégie, Matthieu Louvot, a également défendu le principe d'investissements à mener « à l'échelle continentale » pour des biens publics tels que « le financement du climat et de la connectivité ». La mutualisation des investissements est un facilitateur, selon lui. 

Ce financement « plus vaste et agrégé au niveau de l'UE » doit être mené « dans le même esprit que la Facilité pour la reprise et la résilience », a plaidé le ministre espagnol, afin « d'émettre des dettes et d'introduire un élément de solidarité ».

Quels moyens ? Un emprunt devra être « mûrement réfléchi », a plaidé le maire d'Espoo, en Finlande, Kai Mykkanen, et la « continuité » devra garantir de la « clarté pour les acteurs ». Les invités ont estimé qu'il faudrait un budget plus important pour faire face aux priorités politiques et au remboursement de Next Generation EU. 

Les investissements ont été largement abordés. En plus des investissements et de l'adoption de nouvelles ressources propres, l'UE devra développer les partenariats public-privé, ont affirmé les experts. Kinga Stanisławska, du fonds de capital-risque Experior, a pointé un « manque de liquidité chronique » dans l'UE.

Selon elle, si on veut attirer des investisseurs, « il faut leur donner des recettes, des retours », car ils « ne peuvent pas toujours attendre 15-20 ans avant de récupérer leur mise ». Le fonds pour la compétitivité devrait s'inspirer du Conseil européen pour l'innovation, parce que cette initiative a attiré des investissements de fonds privés. (Florent Servia)

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