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Bulletin Quotidien Europe N° 13644
ACTION EXTÉRIEURE / Syrie

Les États membres de l'UE s'accordent sur la levée des sanctions économiques

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont donné, mardi 20 mai, leur accord politique pour la levée de toutes les sanctions économiques à l’encontre de la Syrie. Cette levée concernerait notamment le système bancaire syrien.

« Cette décision est réversible et dépend également de progrès. Il ne peut y avoir de paix sans une reprise économique et nous avons tous besoin d'une Syrie stable. Tout est-il vraiment idéal là-bas ? Non, ce n'est pas le cas. (...) Soit nous donnons une chance au peuple syrien de bénéficier de services, d'emplois et de salaires afin de réduire la radicalisation en Syrie, soit nous ne leur offrons pas cette chance et nous n'avons alors aucun droit de regard sur les droits de l'homme et toutes les questions qui nous préoccupent », a expliqué la Haute Représentante de l'UE, Kaja Kallas, à l'issue du Conseil.

Plus tôt dans la journée, elle avait estimé que l'UE n'avait pas d'autres choix. « Soit nous leur donnons la possibilité de stabiliser le pays, soit nous ne le faisons pas et nous avons la même chose qu'en Afghanistan », avait-elle prévenu.

Les sanctions liées au régime d'Assad et aux violations des droits de l'homme sont maintenues. Et les décisions de lever les mesures sont réversibles.

« Nous voulons qu’il y ait une réversibilité intégrée, de sorte que si le pays s’engage vraiment sur la mauvaise voie et que le régime fait quelque chose de mal, nous puissions les remettre en place », a prévenu le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Caspar Veldkamp. Il a aussi souhaité que des sanctions ciblées puissent être imposées contre ceux qui violent les droits de l’homme et commettent des violences contre les différents groupes et communautés.

Son homologue lituanien, Kęstutis Budrys, a rappelé que la levée était liée « non seulement aux droits de l'homme, mais aussi à la présence de puissances extérieures en Syrie qui agissent contre les intérêts de l'Europe ».

Enfin, selon le Luxembourgeois Xavier Bettel, « on ne doit pas être aveugle ou fermer un oeil. On a de l’espoir, mais ce sont quand même d’anciens terroristes et je veux qu’on puisse garder de la pression en disant qu’on peut faire marche arrière ».

La Haute Représentante a également annoncé une enveloppe de 18 millions d'euros pour améliorer les conditions de vie dans les camps de Daesh.

Voir la déclaration du Conseil sur la levée des sanctions : https://aeur.eu/f/gxa  (Camille-Cerise Gessant)

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