« L’adaptation n’est plus une option. Elle est nécessaire, compte tenu de la situation actuelle en matière de réchauffement climatique », a déclaré le commissaire européen chargé de l’Action pour le climat, Wopke Hoekstra, mardi 20 mai, au 4e Forum de la Mission de l’UE sur l’adaptation au changement climatique à Wrocław (Pologne), où il s’était rendu la veille.
Au regard de la multiplication des catastrophes climatiques et de leur nature protéiforme - inondations, sécheresses, vagues de chaleur -, la Commission européenne prépare, comme l’a rappelé le commissaire, un plan européen d’adaptation au changement climatique pour intégrer la résilience dans tous les secteurs et toutes les régions.
Le plan visera à intégrer les enseignements des crises déjà vécues, « comme ici en Pologne », a précisé M. Hoekstra, où des inondations sont survenues, comme dans le reste de l’Europe centrale, en septembre 2024.
Dans ce contexte, le commissaire a salué les efforts de la ministre polonaise du Climat, Paulina Hennig-Kloska, et les projets d’infrastructures naturelles mis en œuvre en Basse-Silésie.
Aussi, la coopération entre autorités locales, gouvernement polonais et Union européenne est apparue comme un modèle à suivre, « ce qu’il est possible de faire lorsque les niveaux local, national et européen travaillent véritablement main dans la main », a souligné le commissaire.
Au sujet des objectifs européens de neutralité climatique, Wopke Hoekstra, qui les a énumérés (baisse de 55% des émissions en 2030, un objectif toujours en cours de définition pour 2040 et la neutralité en 2050), a salué les initiatives plus ambitieuses de certaines villes, comme Wrocław, qui visent la neutralité dès 2030, compte tenu de la rapidité de la crise.
« Bien sûr, ce serait une très bonne nouvelle si certaines entreprises, régions ou villes décidaient d'aller au-delà de cet objectif spécifique », a-t-il affirmé.
Toutefois, il a rappelé la tension entre ambition et faisabilité, prônant un nécessaire alignement entre les deux.
Concernant le financement de l’aide après les catastrophes, le commissaire a confirmé que la Commission examinait actuellement la demande de la Pologne, parmi cinq autres dossiers.
Il a reconnu qu’il fallait réévaluer les modalités de mobilisation du Fonds de solidarité et a appelé à plus de réactivité comme à de plus grandes ressources pour répondre à des crises qui seront plus nombreuses. (Nithya Paquiry)