La rapportrice du Parlement européen sur le rapport d’initiative concernant les réseaux électriques, Anna Stürgkh (Renew Europe, autrichienne), a présenté en commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE), mardi 18 mars, la première version du texte, qui rencontre l’approbation générale des différents groupes politiques.
Le projet de rapport du PE se concentre ainsi sur un sujet peu controversé qu’est l’expansion et la modernisation des réseaux électriques « en tant que colonne vertébrale du système énergétique de l’UE ».
Lors du débat, le directeur pour la transition verte et l’intégration du système énergétique à la DG ENER de la Commission européenne, Lukasz Kolinski, s’est réjoui notamment que le projet de rapport se base sur le plan d’action de la Commission pour les réseaux électriques et soit d’ores et déjà aligné sur « le champ d'application envisagé du prochain paquet européen sur les réseaux », récemment annoncé (EUROPE 13588/3).
Lors de cet échange, tous les rapporteurs fictifs ont reconnu que le projet de texte formait « une bonne base de discussions », qui ne nécessitait que quelques ajustements (EUROPE 13591/9).
Dario Tamburrano (La Gauche, italien) a notamment demandé de mettre davantage l’accent sur la résilience des infrastructures physiques face aux événements climatiques extrêmes comme les vagues de chaleur ou les inondations.
Seán Kelly (PPE, irlandais) et Barry Andrews (Renew Europe, irlandais) ont demandé que la coopération avec des pays tiers, en particulier le Royaume-Uni, soit intégrée dans le texte, notamment pour tirer parti des interconnexions de la mer du Nord dans le réseau européen.
Ils sont également plusieurs, comme Ondřej Krutílek (CRE, tchèque), à avoir insisté sur la nécessité d’accélérer l’octroi de permis et les connexions de projets au réseau.
Dans une intervention à la demande, Thomas Pellerin-Carlin (S&D, français) a appelé à ce qu’il y ait davantage de standardisation à l’échelle européenne pour les composants du réseau, comme les transformateurs, et a suggéré que l’UE recourent à des participations pour investir dans les réseaux afin qu’elle devienne non seulement un régulateur, mais aussi un actionnaire des gestionnaires de réseau de transport (GRT).
Concernant le financement, la majorité a souligné la nécessité de renforcer le 'Mécanisme pour l’interconnexion en Europe' (CEF). La rapportrice souligne également l’importance de faire l'examen du règlement TEN-E ('Trans-Europen Networks for Energy'), et insiste sur une meilleure reconnaissance du rôle primordial des gestionnaires de réseau de distribution (GRD) pour atteindre les objectifs de l’UE. (Pauline Denys)