Une nouvelle fois, après le 6 mars (EUROPE 13594/2), les États membres de l’UE devraient approuver, jeudi 20 mars, à vingt-six et non vingt-sept - la Hongrie n’y adhérant pas -, un texte apportant leur soutien à l’Ukraine et rappelant leur approche de la 'paix par la force'.
Selon le projet de conclusions daté du 19 mars et obtenu par Agence Europe, le Conseil devrait saluer la déclaration commune de l'Ukraine et des États-Unis du 11 mars, notamment les propositions d'accord de cessez-le-feu, et appeler la Russie « à faire preuve d'une réelle volonté politique de mettre fin à la guerre ».
Les dirigeants seront informés par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, par visioconférence, de ses discussions avec le président américain, Donald Trump, et des prochaines étapes possibles.
Dans le texte de conclusions, le Conseil européen réaffirme aussi son soutien à une paix globale, juste et durable, fondée sur les principes de la Charte des Nations Unies et du droit international, et salue tous les efforts visant à y parvenir. Il rappelle que l’UE et ses États membres contribueront au processus de paix et à garantir une paix juste et durable pour l'Ukraine, dans l'intérêt de l'Ukraine et de l'Europe tout entière. « Un accord de paix global, respectueux de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, doit s'accompagner de garanties de sécurité solides et crédibles pour l'Ukraine afin de dissuader toute agression russe future », rappellent les chefs d’État ou de gouvernement. Ils précisent que l’UE et ses États membres sont prêts à contribuer aux garanties de sécurité, « notamment en soutenant la capacité de l'Ukraine à se défendre efficacement, sur la base de leurs compétences et capacités respectives, conformément au droit international ».
Rappelant les initiatives visant à renforcer le soutien militaire à l'Ukraine, le Conseil européen appelle les États membres à intensifier d'urgence leurs efforts pour répondre aux besoins urgents de Kiev. De même, promettant un soutien financier régulier et prévisible à l’Ukraine, le Conseil européen invite à prendre rapidement toutes les mesures nécessaires pour accélérer le financement au titre de la 'Facilité pour l'Ukraine' et de l'initiative ERA du G7 et à exploiter toutes les possibilités offertes par la 'Facilité pour l'Ukraine' afin d'accroître ce soutien financier.
Enfin, soulignant le droit de l'Ukraine à choisir son propre destin, les dirigeants européens mettent en avant l'importance de progresser dans les négociations d’adhésion du pays à l’UE. Dans une lettre obtenue par Agence Europe du 18 mars, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Finlande, le Danemark et la Suède appellent même à l’accélération du processus, soulignant l'importance d'ouvrir le cluster de chapitres portant sur les Fondamentaux « dès que possible » et appelant à l'ouverture de tous les clusters « d'ici fin 2025 ». Alors que la Hongrie bloque le processus, ces pays ajoutent que les questions bilatérales devaient être réglées par un dialogue de bonne foi.
Voir le projet de conclusions : https://aeur.eu/f/g0w (Camille-Cerise Gessant)