Le coordinateur du PPE à la commission ‘Sécurité et Défense’ du Parlement européen, Nicolás Pascual de la Parte (espagnol), a mis en avant, mercredi 29 janvier, lors d’une conférence de presse, la préférence européenne dans la défense quand des financements européens sont utilisés.
« Il y a un principe appelé la 'préférence européenne'. Si c’est de l’argent des contribuables européens, il faut avoir une préférence européenne. Cela ne signifie pas qu’il faut fermer la porte à nos partenaires, mais nos produits devraient avoir au moins un pourcentage de composants européens », a-t-il expliqué. « Il ne s’agit pas d’exclure quelqu’un, mais de mettre l’argent européen dans des projets européens », a-t-il ajouté.
Alors que le livre blanc sur la défense est prévu pour le 19 mars, M. Pascual de la Parte a estimé qu’il y avait un « sentiment d’urgence » sur le financement de la défense.
Il a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une question de chiffres, « 2 ou 3 ou 5% » - d’autant plus que les États n’incluent pas les mêmes éléments dans le calcul des dépenses de défense -, mais de décider des objectifs de capacités et des moyens de les atteindre.
L'eurodéputé a estimé qu’il fallait explorer l’idée des euro-obligations pour la défense. Selon lui, certains États pourraient décider de former une coalition de bonne volonté et faire les bons ensemble.
Il a expliqué ne pas « être vraiment » en faveur de l'exemption de la défense des règles fiscales de l’UE. « Cela ouvre la boîte de pandore. Pourquoi ne pas exclure la santé, l’école ?... », s’est-il interrogé. (Camille-Cerise Gessant)