Le ministère chinois du Commerce a réagi, mercredi 30 octobre, à l’imposition de droits compensateurs par l’UE sur les véhicules électriques chinois (EUROPE 13514/2). Il a maintenu sa désapprobation de l’enquête et de tous ses aspects et qualifié le résultat de « protectionniste ». Dès lors que la Chine juge les tarifs infondés, elle a indiqué avoir déposé une plainte à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à ce propos. À l'heure où nous écrivions ces lignes, le ministère chinois du Commerce ne nous avait pas confirmé s'il s'agissait d'une demande d'ouverture de tribunal d'arbitrage.
En effet, Pékin a déjà lancé la procédure de règlement des différends à l’OMC à ce propos en réclamant l’ouverture de consultations, le 9 août dernier. Dans la mesure où plus de 60 jours se sont écoulés depuis, la Chine peut passer à l’étape suivante, à savoir l'ouverture d'un tribunal d'arbitrage.
Toutefois, une demande formelle auprès de l'OMC n'avait pas été faite dans ce sens à l'heure où nous écrivions ces lignes.
Investissements chinois. Par ailleurs, selon une information de l'agence Reuters, la Chine aurait demandé aux constructeurs automobiles chinois de freiner leurs investissements dans les dix pays européens qui se sont prononcés en faveur des tarifs antisubventions sur les véhicules électriques chinois le mois dernier (EUROPE 13497/1). (Léa Marchal)