La Commission européenne a estimé, mercredi 30 octobre, que la Turquie, « pays candidat et partenaire clé de l'UE », dont les négociations d'adhésion avec le pays sont au point mort depuis 2018, n’avait « pas inversé la tendance négative à la détérioration continue des normes démocratiques constatée ces dernières années ».
Dans sa communication sur la politique d’élargissement de l’UE, la Commission souligne que les « graves » préoccupations de l’UE dans les domaines des droits fondamentaux et de l’État de droit, y compris l’indépendance du pouvoir judiciaire, demeurent. « Aucun progrès n’a été réalisé sur les questions clés identifiées dans les rapports précédents », précise le rapport.
Selon la Commission, la mise en œuvre des recommandations de la communication conjointe sur l’état des relations politiques, économiques et commerciales entre l’UE et la Turquie « progresse » et des pistes de réengagement sont explorées. « L’engagement de haut niveau s’est poursuivi et un nouveau dialogue de haut niveau sur le commerce a été lancé, confirmant les progrès réalisés dans ce domaine », précise notamment le rapport.
La Commission note aussi que « le très faible taux d’alignement de la Turquie sur la politique étrangère et de sécurité commune a continué de diminuer » (5%, contre 9% en 2023).
De plus, la Turquie devrait soutenir activement les négociations sur un règlement juste, global et viable de la question chypriote dans le cadre de l’ONU.
Voir la communication de la Commission : https://aeur.eu/f/e3a
Voir le rapport sur la Turquie : https://aeur.eu/f/e3d (Camille-Cerise Gessant)