Le groupe PPE du PE a indiqué dans un communiqué, mercredi 30 octobre, n’avoir été « contacté ni par le Parquet européen (EPPO) ni par les autorités belges, ni par aucun autre organisme chargé de l'application de la loi au sujet d'une éventuelle enquête de quelque nature que ce soit ».
Politico a indiqué le jour même que l’EPPO mène une « enquête sur des allégations de détournement de fonds européens commis en Belgique par des membres d'un groupe politique du Parlement européen », le PPE étant cité.
Le groupe « PPE impose des normes rigoureuses dans l'exécution de son budget et se soumet volontairement à des contrôles pour en assurer le respect, notamment par un auditeur interne, par des auditeurs externes ainsi que par la Cour des comptes, chaque fois que cette institution l'exige. Aucun des audits n'a actuellement de cas ouvert d'allégation d'utilisation abusive de fonds », ajoute le communiqué.
Selon une source, Politico ferait référence à une affaire déjà ancienne, remontant à la campagne de 2019 de Manfred Weber pour la Commission européenne, qui aurait donné lieu à des soupçons de corruption ou de détournement de fonds.
Le siège du PPE avait aussi été perquisitionné en avril 2023, mais ni le groupe ni le PPE n’ont été inquiétés depuis ni contactés par aucune autorité que ce soit, dit encore cette source. Cette affaire a été réactivée il y a quelques jours dans la presse espagnole, « sans aucun nouveau développement », ajoute-t-elle.
Selon Politico, qui a étayé ses informations dans la journée, il s’agirait bien d’une nouvelle enquête portant toujours sur la campagne de 2019 et trois personnes qui auraient été employées à la fois par le parti et le groupe. (Solenn Paulic)