Les chefs d’État ou de gouvernement des États membres de l'UE, réunis en sommet européen les 26 et 27 octobre, devraient exprimer leurs préoccupations face à « la détérioration continue de la situation sécuritaire » et humanitaire dans la région du Sahel et affirmer que l'UE « restera engagée aux côtés de la CEDEAO ».
Les dirigeants devraient souligner que la stabilité du Sahel, y compris les États côtiers voisins, est « cruciale pour la sécurité et la prospérité de l’UE ».
Le projet de conclusions du 24 octobre souligne que « la situation humanitaire des populations du Sahel est également une préoccupation majeure ».
Mandat devrait être donné au Haut Représentant, Josep Borrell, et à la Commission européenne de « préparer des options pour adapter l’action de l’UE et les instruments à la situation actuelle dans la région », où se sont succédé les coups d’État militaires au Mali, au Burkina Faso, puis, le 26 juillet, au Niger - trois pays sanctionnés par la CEDEAO.
Les Vingt-sept dirigeants devraient appeler à « la libération immédiate du Président Bazoum et de sa famille » (EUROPE 13277/2). Les ministres des Affaires étrangères, qui avaient entamé en septembre leur réflexion pour revoir la stratégie holistique de l'UE pour le Sahel (EUROPE 13253/29), devraient la poursuivre en novembre, ce qu'ils n'ont pas eu le temps de faire lors de leur réunion du 23 octobre (EUROPE 13276/4).
Voir le projet de conclusions du Conseil européen daté du 24 octobre: https://aeur.eu/f/99d (Aminata Niang)