La commission de la culture (CULT) du Parlement européen a adopté, mercredi 1er mars, un avis sur la protection des journalistes et la politique de l’UE en la matière avec une série d’amendements de compromis qu’EUROPE s'est procuré.
L’avis adopté insiste particulièrement sur le lien entre libre exercice du journalisme et démocratie, aussi bien dans l’Union que dans les pays tiers, tout en étoffant la liste des menaces qui pèsent sur le marché médiatique. Outre la désinformation, le retour de bâton envers les médias ou les violences encourues par les femmes journalistes, le texte insiste sur les pressions économiques. Il déplore ainsi l’existence de « déserts médiatiques » et le recours « au travail indépendant non-contractuel et précaire », y compris « pour couvrir des zones à haut risque et de conflit ».
Face à ce constat, la commission CULT plaide notamment en faveur d’un fonds permanent « avec une composante transfrontalière » qui impliquerait également « les pays associés et partenaires en dehors de l'UE ».
Par ailleurs, les eurodéputés proposent d’inclure la garantie de la liberté de la presse au sein des programmes de partenariat de l’Union avec des pays tiers. En parallèle, ils appellent la Commission européenne à mieux surveiller la liberté des médias en dehors de l'UE et à recourir à des sanctions ciblées, voire de suspendre les accords, en cas de violation persistante et systématique de la liberté des médias.
Enfin, dans le cadre de la guerre en Ukraine, ils ont appelé l’UE à soutenir « les journalistes fuyant la censure et les campagnes de propagande étatiques en les aidant à changer de territoire, à continuer à opérer à partir d'un endroit sûr et à réinstaller leur média indépendant en dehors de leur pays ».
Pour lire l’opinion : https://aeur.eu/f/5js
Et les compromis d’amendements (en anglais) : https://aeur.eu/f/5jw (Hélène Seynaeve)