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Bulletin Quotidien Europe N° 13132
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RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

L'UE a amélioré ses capacités de réaction aux urgences sanitaires, mais peut encore améliorer ses pratiques, selon une étude

Mike Beke, consultant principal auprès de l'entreprise Ecorys, et Timothy Yu-Cheong Yeung, chercheur à la KUL, deux des onze auteurs d’une étude du Service de Recherche du Parlement européen, ont présenté aux députés européens, mardi 28 février, leur étude sur la réponse en matière de santé publique de l'UE à la pandémie de Covid-19. L'étude est destinée à soutenir le travail de la commission spéciale COVI établie pour tirer les enseignements de la pandémie.

L'étude est divisée en cinq chapitres : la stratégie vaccinale de l'UE et les stratégies nationales, les preuves scientifiques indépendantes de l'efficacité des vaccins, l'examen du cadre européen de réponse aux crises, la prévention et la préparation de l'UE aux futures menaces sanitaires, les compétences européennes en matière de santé publique.

Entre autres points, Timothy Yeung indique que, si le contrat de fourniture de vaccins signé avec AstraZeneca a soulevé des questions de transparence, la stratégie d’achats conjoints européenne a été saluée comme un succès.

L'Agence européenne des médicaments a adopté une procédure pour la mise conditionnelle sur le marché des vaccins. Le rapport souligne que la première autorisation de mise sur le marché (vaccin Pfizer) a été plus lente qu’aux États-Unis, où la procédure est plus flexible. Cependant, les comparaisons avec l’Union européenne sont difficiles, les procédures étant différentes.

Les progrès de vaccination varient selon les États. Pour les auteurs, l’hésitation vaccinale et la confiance dans le gouvernement sont négativement corrélées. Cette corrélation négative tend à diminuer avec le temps.

Mike Beke a indiqué que l'étude pointait le problème du manque de transparence de la définition d’« urgence de santé publique », la lenteur initiale des livraisons des vaccins, le manque de choix de fournisseurs de vaccins et le manque initial de capacités pour faire face à toutes sortes d’urgences.

Cependant, selon les auteurs, pour les parties prenantes consultées, l’Union européenne a généralement utilisé avec succès les ressources pour fournir un niveau européen de protection et de prévention pendant la pandémie.

L’étude montre que les parties prenantes évaluent positivement différents nouveaux outils dont l'UE s’est dotée pour répondre aux urgences de santé publique : mandat renforcé de l’EMA, de l’ECDC, HERA, règlement sur les menaces transfrontières, achats conjoints…

Pour les experts, nombre de recommandations en matière de santé de la Conférence sur le futur de l'Europe peuvent être mises en œuvre sans changement de Traité européen, notamment avec l’approche 'Une seule santé' ('One Health'), et l’inclusion de la santé dans toutes les politiques est centrale, l'UE possédant déjà des compétences de coordination. La coordination doit devenir un réflexe.

Pour favoriser la transparence, les auteurs proposent un cadre fondé sur des règles pour apporter de la prédictibilité aux acteurs quant aux éléments qui doivent être communiqués lors de négociations de contrats européens pour des contre-mesures médicales, en spécifiant la base légale, si les compagnies souhaitent retenir certaines informations.

Plus d'informations : https://aeur.eu/f/5kk (Émilie Vanderhulst)

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