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Bulletin Quotidien Europe N° 13122
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Migration

Adopter le Pacte 'Asile et migration' reste la meilleure solution pour répondre aux défis migratoires dans l'UE, rappellent les eurodéputés

Les eurodéputés ont plaidé, mercredi 15 février, pour une adoption rapide du Pacte 'Asile et migration' et ils ont mis en garde, à l'instar de Fabienne Keller (Renew Europe, française), pour la plupart, contre des solutions « simplistes » telles que l'érection de murs aux frontières extérieures de l’Union européenne.

Les députés sont revenus plus précisément sur les conclusions du Conseil européen des 9 et 10 février (EUROPE 13118/1) dans un débat axé sur la feuille de route que se sont fixé le PE et le Conseil de l’UE pour faire avancer le Pacte.

Le groupe PPE a fortement insisté sur la protection des frontières extérieures. Le Néerlandais Jeroen Lenaers a appelé ses partenaires à faire preuve d'un « esprit de compromis » sur les dossiers du Pacte ayant trait aux obligations des États membres en matière d’enregistrement des migrants (filtrage).

Le Suédois Tomas Tobé, rapporteur du principal texte du Pacte 'Asile et migration', a demandé à ses collègues de faire un choix entre une politique qui consiste « à laisser mourir en mer des migrants et venir des personnes qui n’ont pas le droit à l’asile » et une politique ferme de contrôle des frontières et de retour des personnes irrégulières en coopération avec les pays tiers.

Si les deux hommes n’ont pas prôné le financement européen de 'murs' aux frontières extérieures, comme le font plusieurs États membres gouvernés par des chrétiens-démocrates, tels que l'Autriche ou la Grèce, le groupe Identité et Démocratie considère, lui, que le Conseil européen a ouvert cette porte. Le Français Jean-Pierre Garraud s'est en effet félicité de cette nouvelle prise de conscience, quoique tardive, selon lui. Il a cependant déploré le refus persistant de la Commission d'autoriser ces mesures.

À l'opposé, la présidente du groupe S&D, l'Espagnole Iratxe García Perez, s'est inquiétée de ces nouvelles rhétoriques et de la course du PPE vers l'extrême droite. Le chef de file du groupe PPE, l'Allemand Manfred Weber, soutient lui-même la construction de ce type d'infrastructures. Souhaitant s'allier aux forces du PE opposées au concept d'Europe forteresse pour faire avancer le Pacte, la socialiste espagnole a demandé aux élus « dans quel monde » ils veulent vivre : « un monde avec des murs, où l’on s’acharne contre les migrants » ou un monde ouvert, qui accueille des migrants et en aura besoin pour son économie ? 

« Il n’y a pas de réponse facile, mais les murs ne sont sûrement pas la solution », a-t-elle commenté. (Solenn Paulic)

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