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Bulletin Quotidien Europe N° 13107
POLITIQUES SECTORIELLES / Environnement

La Présidence suédoise du Conseil de l'UE est très engagée pour la biodiversité et l’économie circulaire, assure la ministre Romina Pourmokhtari

Restauration de la biodiversité et économie circulaire en tant que pièces maîtresses de la transition verte et du 'Pacte vert européen' sont de vraies priorités de la Suède à la tête du Conseil 'Environnement' de l’UE. Romina Pourmokhtari, la jeune ministre suédoise libérale du Climat et de l’Environnement l’a assuré, mardi 24 janvier, témoignant d’un véritable engagement pour cette transition écologique, dans l’intérêt de l’environnement et des entreprises, lorsqu'elle a présenté aux députés de la commission de l’environnement du Parlement européen le programme de travail du semestre, déjà détaillé dans nos lignes (EUROPE 13093/7). Une occasion pour elle de tenter de rassurer les eurodéputés de gauche, inquiets quant aux intentions de son gouvernement.

« Le déclin alarmant de la biodiversité doit être inversé. Nos sociétés dépendent fortement de la biodiversité à bien des égards, notamment pour notre sécurité alimentaire. Cette réalité politique prouve de nouveau la nécessité de la transition verte », a-t-elle déclaré.

Concernant la proposition de règlement sur la restauration de la nature, texte sur lequel la Présidence suédoise espère une position du Conseil en juin, elle a indiqué qu’après de premières discussions fructueuses, il convenait de trouver le bon équilibre pour combiner prise en compte à la fois des besoins de restauration et des conditions différentes des États membres (EUROPE 13088/1). De même, il importe, selon elle, d’assurer le suivi du cadre mondial pour la biodiversité, car « il ne faut pas perdre l’élan » de Montréal.

À Peter Liese (PPE, allemand), qui l’invitait à « ne pas se précipiter », le groupe PPE réclamant de profonds changements au règlement proposé pour ne pas compromettre la sécurité alimentaire (EUROPE 13098/3), elle a répondu qu’il y avait consensus au Conseil sur les objectifs du règlement.

S’agissant de la pollution, « préoccupation majeure des citoyens », elle a jugé « important de démontrer comment la transition verte résultera en une meilleure qualité de vie ». Dans ce contexte, la Présidence suédoise s’efforcera d’obtenir un mandat de négociation du Conseil sur la nouvelle directive 'Émissions industrielles'. « Toutefois, nous sommes conscients de la situation difficile de l’industrie européenne, avec des prix très élevés de l’énergie. Nous comptons soutenir l’ambition 'Zéro pollution' tout en prenant en compte la charge administrative et les coûts pour nos industries », a-t-elle précisé. Jutta Paulus (Verts/ALE allemande), inquiète, l’a invitée à ne pas oublier les coûts environnementaux et sanitaires pour la société.

L'économie circulaire est une autre priorité. « La transition vers l'économie circulaire fait partie de la transition verte », a déclaré Mme Pourmokhtari, soulignant que « l'extraction et la transformation des matières premières contribuent à 50% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, sont un facteur de perte de biodiversité et exercent des pressions sur les masses d'eau ».

D'où l'objectif de la Présidence suédoise de parvenir à une position du Conseil sur le règlement 'transferts des déchets', de débuter les négociations entre les États membres sur la directive 'réutilisation des emballages et prévention de leurs déchets' et de progresser autant que possible pour arrêter la position du Conseil sur le règlement 'ecoconception pour des produits durables', espère la ministre.

 Aurelia Beigneux (ID, française) l'a invitée à garantir que l'économie circulaire permette la relocalisation de l'industrie en Europe et à dénoncer les accords de libre-échange. 

En réponse aux députés de gauche comme Tiemo Wölken (S&D, allemand) et Jutta Paulus doutant que les engagements de la ministre coïncident avec ceux du gouvernement de coalition impliquant l'extrême droite (Démocrates suédois), la ministre a précisé que la politique de l'environnement ne fait certes pas partie de l'accord de gouvernement, « mais cela ne nous empêche pas de trouver des majorités alternatives au sein du Parlement ».

Elle a aussi réfuté l'idée que le ministère suédois de l'Environnement soit inféodé à un autre ministère. « Nous avons regroupé plusieurs secteurs : l'énergie, l'alimentation et l'environnement. Et l'environnement constitue la plus grosse partie de ce nouveau super-ministère. C'est pour plus d'efficacité, pas pour des ambitions au rabais », a-t-elle expliqué. (Aminata Niang)

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