Le premier vice-président de la Verkhovna Rada d'Ukraine, Oleksandr Kornienko, a estimé, mardi 24 janvier, que la livraison d’armes à l’Ukraine n’était pas de la charité, appelant à des équipements supplémentaires.
« Fournir des armes à l’Ukraine, ce n’est pas de la charité ; il s’agit de ramener la paix en Europe », a-t-il souligné devant le Parlement européen, espérant un « soutien dynamique » de l’UE. Il a précisé que son pays avait besoin d’éléments d’artillerie et de munitions « pour pouvoir se défendre et mener des opérations de contre-offensive ». « Plus nous pourrons réagir et moins l’agression russe sera dommageable », a-t-il résumé.
Après des semaines d’hésitation, le gouvernement allemand a décidé, mercredi 25 janvier, d’autoriser l’envoi de chars Leopard 2 en Ukraine. Berlin va en livrer 14 et autoriser les pays qui le souhaitent à faire de même. Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a salué cette décision, estimant qu’ « à un moment critique de la guerre de la Russie, ceux-ci peuvent aider l'Ukraine à se défendre, à gagner et à s'imposer en tant que nation indépendante ». Le président américain, Joe Biden, quant à lui, a annoncé l'envoi de 31 chars d’assaut M1 Abrams.
Devant le PE, les ministres suédois des Affaires étrangères et de la Défense ont rappelé que l’Ukraine était une priorité de la Présidence suédoise du Conseil de l’UE. (Camille-Cerise Gessant)