Le Comité européen des régions (CdR) a salué l’issue de la quinzième conférence des parties (COP15) à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CBD) (EUROPE 13087/3). En effet, le cadre mondial post-2020 pour la biodiversité, adopté lundi 19 décembre, consacre, selon lui, « l’importance des autorités régionales, municipales et locales » et une « approche pangouvernementale ».
Ainsi, le cadre mondial post-2020 pour la biodiversité comprend une décision sur « l’implication des gouvernements régionaux, les villes et les autorités locales pour [en] améliorer la mise en œuvre ». Celle-ci formalise non seulement la nécessité d’inclure les niveaux de pouvoir infranationaux pour préserver biodiversité, mais insiste également sur leur capacité à mobiliser des ressources et à sensibiliser le public. Par ailleurs, la décision identifie le CdR comme « partenaire clé ».
Le CdR s'est aussi réjoui du plan d’action destiné aux autorités locales, « car il identifie, améliore et diffuse des outils politiques, des lignes directrices, des mécanismes financiers et des programmes qui facilitent les actions locales en matière de biodiversité ».
Lors de la COP27 de novembre dernier, le CdR avait déploré l’absence d’une inclusion formelle des autorités locales et régionales dans les négociations sur le climat, soulignant déjà que leur rôle était davantage reconnu dans les négociations sur la biodiversité (EUROPE 13066/3). Néanmoins, si la délégation du CdR à la COP15 se réjouit de cette reconnaissance, « il faut [encore] consacrer davantage de ressources au renforcement de capacités, à l’assistance technique et au financement pour réussir à mettre en œuvre des mesures positives pour la nature sur le terrain », a insisté Frida Nilsson (Renew Europe, suédoise), une de ses membres.
Pour lire la décision 'Implication des gouvernements régionaux, des villes et des autorités locales pour améliorer la mise en œuvre du cadre mondial pour la biodiversité post-2020' (en anglais) : https://aeur.eu/f/4qn (Hélène Seynaeve)