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Bulletin Quotidien Europe N° 13083
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Corruption

Harmonisation, nouvelle législation et organe d'éthique, la Commission européenne envisage plusieurs pistes pour lutter contre la corruption

La commissaire européenne chargée des Affaire intérieures, Ylva Johansson, a réagi, mardi 13 décembre, devant les eurodéputés réunis en séance plénière, au scandale de corruption présumée qui fait trembler le Parlement européen depuis vendredi 9 décembre (EUROPE 13082/1). À cette occasion, elle a aussi abordé certaines futures mesures qui devront servir à lutter contre la corruption.

« Nous devons avoir une tolérance zéro face à la corruption. Ces allégations sont extrêmement graves, même si la présomption d’innocence prévaut. (…) On doit reconstruire la lutte contre la corruption et on doit d’abord faire le ménage chez nous, nos normes doivent toujours être les plus élevées », a entamé Mme Johansson.

Pour y parvenir, la commissaire a souligné l’importance d’améliorer le mécanisme de responsabilités et de supprimer les divergences entre les autorités nationales dans ce domaine, qui « sapent la lutte contre la corruption ».

Par ailleurs, a-t-elle annoncé sans préciser les délais, la Commission présentera une nouvelle législation « pour pénaliser toutes les formes de corruption dans tous les États membres, le trafic d’influence, l'enrichissement illicite, les abus de pouvoir, les abus de biens sociaux. Ceci devra comprendre des sanctions paneuropéennes sévères », a-t-elle ajouté.

En outre, des travaux devraient aussi être menés par la Commission européenne sur la question de l’organe d’éthique. Sur ce point, a détaillé Mme Johansson, la Commission penche en faveur d’un organe qui serait commun à toutes les institutions, telles que le Parlement, le Conseil de l’UE, la Commission, la Cour de Justice de l’UE, la Banque centrale européenne et la Cour des comptes européenne, mais aussi aux organes consultatifs, « sans exception ».

Dans la foulée de la prise de parole de la commissaire européenne, les eurodéputés qui se sont exprimés à la tribune ont à nouveau unanimement condamné les actes présumés de la désormais ex-vice-présidente du Parlement européen Éva Kaïlí (S&D, grecque) (voir autre nouvelle), actuellement incarcérée à Bruxelles dans le cadre de cette affaire.

Certains ont également profité de leur prise de parole pour insister, à l’instar de la coprésidente du groupe des Verts/ALE, Terry Reintke (allemande), sur le fait de se montrer ferme et d’envoyer un message clair dans la résolution qui sera soumise au vote du PE ce jeudi concernant le scandale de la corruption potentielle de certains membres du Parlement par le Qatar.

« On doit agir et être très clair, y compris dans la résolution que nous adopterons. Nous devons être clairs aussi bien pour la condamnation des faits que pour l’enquête et la prévention », a-t-elle déclaré. (Thomas Mangin)

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