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Bulletin Quotidien Europe N° 13083
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Corruption

Les eurodéputés mettent fin au mandat de vice-présidente du Parlement européen d'Éva Kaïlí

Les eurodéputés, réunis en séance plénière, ont décidé à la quasi-unanimité, mardi 13 décembre, de mettre un terme au mandat de la vice-présidente du Parlement européen Éva Kaïlí (S&D, grecque) (625 voix pour, une contre, deux abstentions), actuellement incarcérée à Bruxelles dans le cadre des soupçons de corruption par le Qatar qui ébranlent le PE (EUROPE 13082/1).

Cette procédure a été déclenchée par une décision de la Conférence des présidents (CoP) dans la matinée de mardi 13 décembre, au titre de l’article 21 du règlement intérieur du Parlement européen. « Le Parlement continuera à soutenir pleinement le travail de la police et du système judiciaire afin de garantir que justice soit faite. Il n'y aura pas d'impunité », détaille une déclaration commune de la CoP.

La présidente du S&D, Iratxe García Pérez, pour sa part, a annoncé avoir demandé aux responsables du groupe politique de « lancer une analyse de tous les dossiers qui pourraient être affectés » .

Par ailleurs, au-delà de Mme Kaïlí, Iratxe García Pérez a également annoncé que les eurodéputés et/ou ceux qui ont des assistants faisant l’objet d’une enquête n’auront « plus aucune responsabilité au sein du Parlement et au sein du S&D » le temps de la procédure judiciaire.

Le S&D une majeure partie des groupes du PE plaident aussi en faveur de la mise sur pied d’une commission d’enquête interne au PE. L’eurodéputé français Raphaël Glucksmann (S&D) penche, pour sa part, sur ce point, en faveur d’une mutation de la commission spéciale du PE sur l'ingérence étrangère dans l'ensemble des processus démocratiques (‘INGE’), plutôt qu'en faveur de la création d’une nouvelle commission.

« Il faudra voter un mandat différent, ce ne sont pas les mêmes statuts, mais le problème, c’est que si on crée une commission ex nihilo, cela va prendre plusieurs mois rien que pour sa formation », a-t-il estimé.

L’enquête judiciaire se poursuit. De nouvelles perquisitions ont été menées ce mardi à Bruxelles et le bureau de l’assistant parlementaire de Pietro Bartolo (S&D, italien) dans l’enceinte du Parlement à Strasbourg a été mis sous scellés.

Depuis le début de cette affaire, vendredi 9 décembre, plus de vingt perquisitions ont été menées par les autorités belges, qui ont saisi plus d'un million et demi d’euros aux domiciles de Mme Kaili, de l’ex-eurodéputé et président de l’ONG Fight Impunity italien, Pier Antonio Panzeri, ainsi que dans une chambre d'un hôtel bruxellois.

Voir la déclaration de la CoP : https://aeur.eu/f/4ne  (Thomas Mangin)

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