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Bulletin Quotidien Europe N° 13076
POLITIQUES SECTORIELLES / Espace

Les pays de l’UE insistent une nouvelle fois sur la nécessité d’accélérer l’exploitation des données spatiales

Les ministres des pays de l’Union européenne chargés de l’Espace ont souligné une nouvelle fois l’importance de mieux valoriser les données satellitaires produites par les programmes phares européens Copernicus et Galileo, lors d’un échange de vues au Conseil 'Compétitivité' de vendredi 2 décembre.

« Les systèmes de haute technologie Galileo et Copernicus, de navigation par satellite et d’observation de la Terre ont été développés et déployés. Au bénéfice de plus de 500 millions de citoyens européens, les données spatiales qu’ils fournissent sont magnifiques », s’est félicité Martin Kupka, le ministre tchèque des Transports, en conférence de presse. Avant de nuancer : « Nous avons accès à un immense réservoir qui reste largement inexploité dans l’UE, alors que nos données sont parfois exploitées par nos concurrents ».

Ainsi, le ministre tchèque a fait état d'un consensus pour développer une approche systématique et développer les capacités de l’UE à exploiter les données satellitaires. Pour les États membres, il importe de connecter des marchés non spatiaux aux marchés spatiaux pour tirer profit de ces données. Deux grands secteurs ont été cités de manière récurrente : l’agriculture et les transports, notamment maritimes.

Interrogé par EUROPE sur les difficultés relevées par la Présidence tchèque du Conseil, M. Kupka a indiqué qu’il y avait les obstacles administratifs, mais aussi un manque de compétences et une relative méconnaissance générale de l’existence de ces données et de leur utilité.

Par ailleurs, le ministre tchèque a fait écho à l’insistance de plusieurs États membres, notamment la Belgique ou la France, sur la question de la souveraineté européenne sur les données ayant une incidence sur la sécurité de l’UE. « Pour les autres fournisseurs de données spatiales, nous avons besoin d’un système alternatif fournissant une connexion sécurisée entre les gouvernements des États membres », a-t-il ajouté.

Besoin d’un cadre réglementaire européen

Outre la nécessité de mieux communiquer et d’améliorer la gouvernance, certains ministres ont également envisagé la création d’un nouveau cadre réglementaire européen pour harmoniser les données et leur interopérabilité, comme l’Italie.

D’une manière générale, tous les ministres ont insisté sur le renforcement de la coopération entre l’Agence de l’UE du programme spatial (EUSPA), la Commission européenne, l’Agence spatiale européenne (ESA) et les agences nationales, ainsi que la coopération entre les secteurs public et privé, le monde universitaire et de la recherche. L’exemple du Forum de Copernicus a été maintes fois repris comme bonne pratique pour prendre en compte les besoins des utilisateurs finaux. Plusieurs États membres ont insisté sur le rôle des PME ainsi que sur l’inclusion des 'petits' États membres.

La question de l’utilisation des données est un serpent de mer de la politique spatiale (EUROPE 11540/10). Lors de la législature précédente, il s’agissait déjà d’une priorité de la stratégie spatiale déclinée par l'ex-commissaire européenne au Marché intérieur, Elżbieta Bieńkowska (EUROPE 11535/10). (Pascal Hansens)

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