Le commissaire européen à l'Élargissement, Olivér Várhelyi, a appelé la Serbie, vendredi 2 décembre, à participer au sommet UE-Balkans occidentaux. La veille, le président serbe, Alexandar Vučić, avait annoncé que « personne de Serbie ne (serait) à Tirana le 6 décembre ».
« Nous avons besoin que tout le monde s'engage, que la Serbie soit à la table et que le dirigeant de Serbie soit à la table » des discussions, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse à Belgrade aux côtés du président serbe. Le commissaire a rappelé que, « pour la toute première fois, les dirigeants vont venir dans la région pour parler de la région, avec la région ».
M. Várhelyi a espéré que le sommet ne permette pas seulement aux dirigeants de discuter de stratégie et de politique, mais aussi qu'il y ait des bénéfices directs pour les populations et l'économie. Il a ainsi souhaité la signature d'un accord sur la fin des frais d'itinérance « pour amener les pays des Balkans occidentaux dans l'espace d'itinérance européen ».
Rappelant la demande d'adhésion à l'UE de l'Ukraine, la Moldavie et la Géorgie peu de temps après le début de l'invasion russe, le commissaire a estimé que « la guerre (avait) démontré que la seule vraie solution à long terme pour la paix, la stabilité et la prospérité » est une adhésion à l'UE.
La Serbie a annoncé, le 1er décembre, ne pas participer au sommet en réaction à la nomination au Kosovo de Nenad Rašić, du Parti démocratique progressiste au poste de ministre à la place de Goran Rakić, président de la Liste serbe. Belgrade juge cette nomination inconstitutionnelle et a qualifié la réaction de l’UE de « honteuse ». M. Vučić a également qualifié le Premier ministre kosovar, Albin Kurti, d’« ordure terroriste ». (Camille-Cerise Gessant)