Les ministres de la Pêche des pays de l’UE se sont montrés divisés, lundi 26 septembre, sur les mesures à prendre pour contribuer à la récupération du stock d’anguille européenne.
La population des anguilles européennes a chuté de 90% depuis les années 1960/70 et reste dans un état critique, a rappelé la Commission européenne (https://aeur.eu/f/39c ). « Il faut trouver des solutions », selon la Commission, pour qui le « statu quo » en termes de mesures « n’est plus une option ».
La Suède, le Danemark et l’Allemagne ont plaidé pour des mesures ambitieuses de protection, en tenant compte de tous les facteurs (pas seulement la pêche) de mortalité (barrages, pollutions, prédateurs…). L’Allemagne a soutenu des mesures de repeuplement des stocks d’anguilles.
L’interdiction totale de pêche à l’anguille n’a pas de sens, selon l’Autriche, qui a, comme d’autres pays (dont l’Italie), insisté sur le renforcement de la lutte contre la pêche illégale.
La France a dit qu’elle ne partageait pas la méthode : « Des mesures de gestion plus strictes que celles en place ne nous paraissent pas nécessaires. Or c’est ce que propose la Commission en ce qui concerne l’anguille jaune en Méditerranée. L’allongement à 6 mois de la durée de fermeture de la pêche n’est pas envisageable pour nous, compte tenu de la dépendance des entreprises de pêche à l'égard de l’anguille jaune », selon la délégation française. (Lionel Changeur)