Le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a qualifié au nom de l'UE, dimanche 25 septembre, d'« injustifiable » et d'« inacceptable » l'usage généralisé et « disproportionné » de la force par les autorités iraniennes contre les manifestants exprimant leur colère après « le meurtre » en détention de Mahsa Amini (EUROPE 13025/28).
L'UE et ses États membres demandent « instamment » à Téhéran de respecter le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel l'Iran est partie, de faire la clarté sur « le nombre de morts et d'arrestations » et de libérer « tous les manifestants non violents ».
Sont également fustigées les restrictions à l'accès à Internet, notamment le blocage des plateformes de messagerie instantanée, qui constituent « une violation flagrante de la liberté d'expression », ajoute M. Borrell.
Le Haut Représentant demande également que la lumière soit faire sur les circonstances de la mort de la jeune femme iranienne et de traduire les responsables devant la justice. Il a prévenu que l'UE continuera d'examiner « toutes les options » avant le prochain Conseil 'Affaires étrangères'.
Selon un bilan officiel iranien non détaillé, incluant manifestants et forces de l'ordre, 41 personnes ont été tuées et plus d'un millier arrêtées lors des manifestations, rapporte l'AFP. (Mathieu Bion)