La Commission européenne a confirmé, lundi 26 septembre, en publiant un nouveau rapport sur le sujet, l’efficacité de SURE, l'instrument de 100 milliards d'euros destiné à atténuer les risques de chômage en cas d'urgence.
Les mesures nationales relatives au marché du travail soutenues par SURE ont notamment protégé environ 1,5 million de personnes du chômage en 2020, indique le rapport.
Un total de 93,3 milliards d'euros d'aide financière a été accordé à 19 États membres, dont près de 92 milliards ont été déboursés. Et SURE peut encore fournir une aide financière supplémentaire de 6,2 milliards d'euros aux États membres d'ici fin 2022.
SURE a soutenu au total environ 31,5 millions de personnes et 2,5 millions d'entreprises en 2020, et les PME ont été les principales bénéficiaires du soutien de SURE. Les secteurs les plus soutenus ont été l'hébergement et la restauration, le commerce de gros et de détail et l'industrie manufacturière.
En 2021, en particulier au cours du premier semestre, environ 9 millions de personnes et plus de 800 000 entreprises ont été soutenues, dans 13 États membres, dit encore le rapport.
Selon ce rapport, la moitié de l'aide financière a été affectée par les États membres au soutien des régimes de chômage partiel tandis qu'un tiers a été alloué à des mesures similaires pour les indépendants ; 3,2% ont été alloués à des mesures liées à la santé, plus d’un tiers de ce montant concernant des mesures prises sur le lieu de travail.
Par ailleurs, l'absorption de l'aide financière de SURE a été élevée pour 17 des 19 États membres bénéficiaires et des discussions techniques ont élé lancées là où le taux d'absorption des fonds a été moins élevé, comme en Pologne.
Au-delà des avantages sociaux et de l'emploi, « on estime que les États membres ont économisé 8,5 milliards d'euros en paiements d'intérêts grâce à SURE », dit encore la Commission.
Dans l’immédiat, la Commission ne prévoit cependant pas de prolonger SURE et d’en faire un outil permanent adapté notamment à la crise énergétique, comme le réclame notamment le groupe S&D au PE, estimant que les propositions récentes sur la taxation des surprofits des énergéticiens et des producteurs d'énergies fossiles aidera en partie les PME et les ménages plus défavorisés.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/39a (Solenn Paulic)