Il appartiendra à la Présidence tchèque du Conseil de l'UE, qui débutera le 1er juillet, de reprendre le flambeau sur la proposition de directive européenne du 30 mars visant à donner aux consommateurs les moyens d’agir en faveur de la transition écologique.
Les ministres compétents des États membres, réunis en Conseil Compétitivité jeudi 9 juin à Luxembourg, ont été informés par la Présidence française de l’avancement des travaux sur cette législation qui modifiera deux directives de l’UE pour conférer aux consommateurs un droit à l’information sur la durée de vie et la réparabilité des biens et pour interdire les pratiques d’écoblanchiment (greenwashing) et d’obsolescence précoce des produits (EUROPE 12922/4).
Après quatre réunions du groupe de travail en avril et mai, « le premier examen technique est terminé au niveau du Conseil », a précisé la ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, qui a présidé la session.
Le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a rappelé que « les consommateurs ont un rôle crucial à jouer dans une économie plus verte et plus circulaire » par « leurs choix éclairés ».
Il a aussi souligné qu'à ce jour, « il n'existe pas de réglementation interdisant le greenwashing » et s'est réjoui de la poursuite des travaux sous la prochaine Présidence tchèque, qui prendra le relais pour aboutir le plus rapidement possible à une position du Conseil de l'UE. (Aminata Niang)