Une partie des États membres s'impatientent d'attendre la conclusion de nouveaux accords commerciaux pour l'UE, d'après plusieurs déclarations de ministres à l'ouverture du Conseil 'Commerce', vendredi 3 juin à Luxembourg. « Nous devons faire plus et plus vite, car nous devons être un partenaire commercial fiable. Nous avons un certain nombre d'accords sur la table, nous devons les conclure maintenant. La Présidence suédoise du Conseil de l'UE arrive au printemps prochain, nous espérons pouvoir pousser cet agenda plus rapidement », a déclaré la ministre suédoise du Commerce extérieur, Anna Hallberg.
Ses homologues finlandais et espagnols se sont également exprimés en faveur d'un renforcement des liens commerciaux de l'UE avec de nouveaux partenaires en vue de diversifier les sources d'approvisionnement, mais aussi de trouver des nouvelles destinations pour les exportations européennes.
Le commissaire européen au Commerce, Valdis Dombrovskis, a également partagé cet avis : « la nouvelle réalité requiert que l'on crée de nouvelles relations avec des partenaires commerciaux de confiance », a-t-il souligné.
Le Conseil semble toutefois timide s'agissant d'exprimer de façon unanime cette volonté d'ouverture rapide vers de nouveaux partenaires commerciaux.
Pour le ministre français du Commerce, Franck Riester, les accords de libre-échange contribuent à la résilience des économies européennes et renforcent l'autonomie stratégique, mais il est important qu'ils soient en cohérence avec les objectifs de développement durable. « C'est tout à fait compatible, pour nous, d'associer le développement du commerce et le développement durable. La nouvelle approche de la Commission en la matière le démontrera », a-t-il ajouté.
La France fait partie des pays qui ne souhaitent pas précipiter certains accords, en particulier celui avec les pays du Mercosur, pour lequel elle a des inquiétudes relatives à la déforestation et aux normes sanitaires et phytosanitaires. (Léa Marchal)