Alors que la Facilité pour la relance et la résilience de l'UE (672,5 milliards d'euros) doit garantir une 'relance verte', les plans de relance financent des projets qui risquent d'endommager la nature, selon un rapport publié le 3 juin par CEE Bankwatch et Euronatur.
Ce rapport expose les investissements et réformes nuisibles à la biodiversité issus des plans de relance de 9 pays d'Europe centrale et orientale.
Ainsi, en Bulgarie et en Lettonie, les projets visant à accroître les énergies renouvelables mettent en évidence le conflit potentiel entre l'action climatique et la biodiversité.
Des projets de gestion de l'eau en Hongrie, en Croatie, en Lettonie et en Pologne soutiendront la construction de réservoirs, de stations de pompage, de canaux ou la régulation de rivières, souvent dans des zones très sensibles, notamment des sites Natura 2000, menaçant de transformer les rivières et les ruisseaux en canaux morts et en étangs dépourvus de vie
Les cas de la Slovénie, l'Estonie, la République tchèque et la Roumanie montrent comment des projets forestiers qui semblent positifs à première vue risquent au contraire d'encourager une exploitation forestière encore plus intensive.
Nombre de ces projets ont été planifiés et négociés à huis clos, sans information sur leur emplacement et sans évaluation correcte de leur impact sur la nature, soulignent les ONG. Elles espèrent qu'à l'avenir, des projets similaires ne recevront pas de financement de l'UE
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/1xo (Aminata Niang)