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Bulletin Quotidien Europe N° 12957
Invasion Russe de l'Ukraine / MarchÉ intÉrieur

La reconnaissance des qualifications universitaires et professionnelles des réfugiés ukrainiens se met en place doucement

La Commission européenne a fait état de nombreuses difficultés, mais aussi de progrès dans le domaine de la reconnaissance des qualifications universitaires et professionnelles des réfugiés ukrainiens fuyant l’invasion russe, lors d’une réunion avec la commission du Marché intérieur et de la Protection des consommateurs (IMCO), mardi 17 mai.

Les discussions portaient plus précisément sur la mise en œuvre de la recommandation sur la reconnaissance des qualifications universitaires et professionnelles du 6 avril (EUROPE 12927/3) avec Martin le Vrang, chef d’unité adjoint sur les questions de compétences, de services et de professions au sein de la DG 'Marché intérieur, Industrie, Entrepreneuriat et PME' (DG GROW).

Ce dernier a indiqué que la situation est difficile à maints égards. Elle est sans précédent, étant donné qu’il s’agit d’un énorme afflux de personnes hautement qualifiées et qui sont pour la première fois placées sous la directive concernant la protection temporaire (EUROPE 12912/7). Surtout, la situation est très « dynamique », a-t-il reconnu.

L’une des grandes difficultés, a-t-il rapporté, est que nombre de réfugiés ne disposent pas des documents nécessaires pour prouver leur niveau de qualification. Par chance, a-t-il ajouté, l’Ukraine dispose d’une base de données centralisée des diplômes qui permet de faciliter les évaluations de compétences.

Un groupe de travail a été mis en place pour aider à la mise en œuvre de la recommandation, a-t-il poursuivi, précisant que trois réunions se sont tenues. La prochaine se tiendra le 3 juin. Pour l’heure, l’institution et les États membres avec l’Ukraine se concentrent sur les questions de qualification du personnel dans le domaine de la santé et de l’éducation.

Durant les échanges avec les eurodéputés, plusieurs, à l’instar de Kim van Sparrentak (Verts/ALE, néerlandaise), ont insisté sur le suivi de la mise en œuvre État membre par État membre avec la possibilité de présenter un rapport de mise en œuvre à terme. Sur ce point, le haut fonctionnaire a indiqué que la mise en œuvre en était à ses débuts et que le suivi n’avait pas été encore opérationnalisé.

Róża Thun und Hohenstein (Renew Europe, polonaise) a mis en garde sur l’approche européenne. Sert-elle la cause des États membres pour répondre à des pénuries de main-d’œuvre ou cherche-t-elle vraiment à aider les Ukrainiens ? s’est-elle interrogée.

Le haut fonctionnaire a rappelé que la protection était par nature temporaire, donc la question ne se posait pas en ces termes pour l’instant. Il a souligné que tout dépendra aussi de l’évolution de la situation en Ukraine.

A la question de savoir si certaines leçons tirées dans l'accueil des réfugiés ukrainiens pouvaient être étendues à d’autres réfugiés de pays tiers, le haut fonctionnaire a expliqué que certaines bonnes pratiques et des échanges d’information - par exemple l’évaluation de qualification - entre États membres pourraient être appliqués dans d’autres domaines. (Pascal Hansens)

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