Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a qualifié d'« inacceptable » le maintien de la première banque russe, Sberbank, et de la troisième banque russe, Gazprombank, dans le système de messagerie interbancaire Swift, jeudi 3 mars, au lendemain de la décision des Occidentaux d'exclure sept banques russes en réaction à l'invasion de l'Ukraine (EUROPE 12902/1).
Le maintien de Sberbank et de Gazprombank dans le système Swift est surtout dû à la demande de pays comme l'Allemagne et l'Italie de poursuivre les paiements pour leurs livraisons en gaz russe.
« Nous devons faire en sorte que toutes les banques russes soient déconnectées de Swift. Nous devons oser refuser les importations d'énergie de la Russie vers l'Europe », a enchaîné le ministre lituanien des Affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis.
Depuis la Roumanie, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué que l'Union européenne se réserve le droit de renforcer les sanctions déjà prises en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain.
Les Européens sont en train d'étudier la possibilité d'exclure certaines banques biélorusses du système Swift, d'après Reuters. Cette mesure contribuerait à lutter contre le contournement des sanctions économiques et financières imposées à la Russie. (Mathieu Bion)