Le directeur exécutif de l’Agence de l’UE pour le programme spatial (EUSPA), Rodrigo da Costa, a confirmé que l'agence avait l’expertise nécessaire pour contribuer au futur programme européen de constellation pour une connectivité sécurisée, lors d’un échange avec les eurodéputés de la commission ‘Transport et Tourisme’ (TRAN), mercredi 2 février.
Répondant à Massimiliano Salini (PPE, italien), ancien rapporteur sur le règlement relatif au programme spatial (EUROPE 12066/23), le directeur exécutif de l’EUSPA a indiqué que l'agence était dans tous les cas prête.
« Tout ce qui sera décidé, nous le mettrons naturellement en œuvre. Ce que je voudrais souligner (…), c'est que nos domaines d'expertise clé en matière d'exploitation, de sécurité, d'adoption par le marché sont là, sont à utiliser au profit de l'Union dans tous les programmes pertinents. Et si le Parlement, le Conseil, la Commission considèrent que la connectivité est un programme pertinent, nous serons naturellement prêts à le faire », a-t-il déclaré en conclusion.
La question de la gouvernance entre la Commission européenne, l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence de l’UE pour le programme spatial a été source de tension lors des négociations sur le programme spatial (EUROPE 12203/11), puis dans le contexte des négociations entre la Commission européenne et l'ESA sur la convention-cadre de partenariat financier (FFPA) (EUROPE 12606/6).
L’utilisation des données
Durant son intervention, le directeur exécutif a insisté sur la nécessité de renforcer l’utilisation des données spatiales. Il a ainsi indiqué que les données spatiales pouvaient apporter énormément à la rationalisation des trajets dans les différents modes de transport et réduire leur empreinte environnementale. Pour l’heure, l’adoption est progressive. 25 millions de voitures utilisent le programme Galileo pour naviguer. Le signal EGNOS a été adopté par 426 aéroports et héliports.
Dans le domaine ferroviaire, il a souligné l’importance des données spatiales pour le système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS). Et d’ajouter que la Chine et les États-Unis étaient totalement engagés dans l’exploitation des données spatiales dans les systèmes ferroviaires. (Pascal Hansens)