Les 27 États membres de l’UE, ainsi que 15 autres pays parmi lesquels les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada ou encore le Maroc, ont signé, vendredi 4 février, aux côtés de plusieurs dizaines d’organisations et d’entreprises du secteur aérien, la ‘Déclaration de Toulouse’.
Ce texte, signé sous l’égide de la Présidence française du Conseil de l’UE en marge du Sommet de l’aviation qui s’est tenu à Toulouse les 3 et 4 février, appelle les pays du monde entier - et les acteurs du secteur aérien - à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.
La 'Déclaration de Toulouse' intervient alors que la 41e assemblée générale de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) aura lieu en septembre prochain. Dès lors, l’objectif affiché de ce texte non contraignant sera de pousser les États membres de l’OACI - au nombre de 193 - à « adopter un objectif ambitieux à long terme pour l'aviation internationale », précise le document.
Par cette déclaration, les pays signataires espèrent également amener d’autres États, comme la Russie et la Chine, à revoir leur objectifs de neutralité carbone dans le secteur aérien, jusqu’ici fixés pour 2060.
Pour parvenir à ces objectifs, les États membres de l’UE misent en partie sur certaines des propositions du paquet ‘Fit for 55’ (EUROPE 12764/10) présenté par la Commission européenne le 14 juillet 2021, comme l’introduction de carburants alternatifs pour les aéronefs (‘ReFuelEU Aviation’) (EUROPE 12881/10).
Pour rappel, la proposition de la Commission en la matière prévoit l’incorporation progressive d’une part de carburants alternatifs durables (SAF) dans les carburants utilisés par les aéronefs, en plaçant les seuils à 2% en 2025, 6% en 2030, 20% en 2035, 32% en 2040, 38% en 2045 et 63% en 2050.
Voir la déclaration : https://aeur.eu/f/77 (Thomas Mangin)