La Présidence française du Conseil de l’Union européenne a adressé aux États membres, le 18 janvier, une série de questions concernant la proposition de révision de la directive (2018/2001) de l’UE sur les énergies renouvelables (RED II) et en particulier les dispositions relatives à l’industrie et aux transports.
Alors que la Commission européenne a proposé d’introduire de nouveaux sous-objectifs contraignants en matière d’énergie renouvelable dans l’industrie (EUROPE 12762/8), la Présidence note la demande de plusieurs États pour davantage de « flexibilité » dans ce secteur.
Ces sous objectifs consistent à atteindre : - une part de 50% pour les carburants renouvelables d’origine non biologique utilisés comme matières premières ou transporteurs d’énergie dans l’industrie d’ici à 2030 ; - une croissance moyenne des énergies renouvelables dans l’industrie d’au moins 1,1 point de pourcentage par an d’ici 2030.
Face à la réticence de certains États membres pour des objectifs contraignants, Paris demande aux pays de l’UE quelles seraient les solutions alternatives pour garantir une augmentation de la part d’énergies renouvelables dans l’industrie.
La Présidence les interroge en outre sur leurs attentes concernant les énergies renouvelables dans le secteur des transports.
Afin de promouvoir les carburants renouvelables, la Commission a proposé de fixer un objectif de réduire l'intensité des émissions des carburants destinés au transport, y compris aérien et maritime, d'au moins 13% d'ici 2030.
L’ancienne Présidence slovène du Conseil, quant à elle, avait suggéré de laisser la possibilité aux États de retenir la méthodologie de comptage de leur choix pour atteindre cet objectif, tout en inscrivant celui-ci entre crochets (EUROPE 12851/4).
Voir le document de la Présidence française : https://bit.ly/3AB60GA (Damien Genicot)