L’eurodéputée Beata Szydło (CRE, polonaise) a remis, le 21 janvier, son projet d’avis sur la création d’un ‘Fonds social pour le climat’, dans lequel elle souligne en particulier l’importance de prendre en considération les différents points de départ et voies de transformation des États membres.
« Les ambitions élevées en matière de climat posent de nouveaux défis dans cette lutte - des défis qui varieront considérablement au sein de l’UE, en raison des différentes trajectoires de départ et des choix politiques des différents États membres », note-t-elle.
L’eurodéputée s’inquiète notamment des conséquences du potentiel nouveau marché du carbone pour les émissions du chauffage des bâtiments et du transport routier (ETS2). Selon elle, ce nouvel ETS « imposera (…) une charge supplémentaire aux États membres qui, pour des raisons historiques et géologiques, fondent leur bouquet énergétique sur les combustibles fossiles ».
Dans son projet d’avis, elle propose ainsi que l’introduction de mesures nationales relatives aux chaudières et aux systèmes de chauffage au gaz naturel ainsi qu’aux infrastructures de distribution pour soutenir en particulier les ménages et les microentreprises vulnérables puisse être prise en compte dans les mesures et investissements à inclure dans les coûts totaux estimés des plans sociaux pour le climat.
Une fois amendé et adopté par la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE) du Parlement européen, ce projet d’avis alimentera les travaux des deux corapporteurs du Parlement sur le ‘Fonds social pour le climat’, David Casa (PPE, maltais) et Esther de Lange (PPE, néerlandaise). Une version provisoire de leur projet de rapport avait été précédemment détaillée dans nos lignes (EUROPE 12871/12).
Voir le projet d’avis de Beata Szydło : https://bit.ly/3Axu397 (Damien Genicot)