Les ministres des Affaires européennes des pays l'Union européenne se sont retrouvés en personne, mardi 25 janvier, à Bruxelles, pour le premier Conseil 'Affaires générales' sous Présidence française du Conseil de l’UE.
Ils ont notamment dédié un point à la coordination des mesures sanitaires liées à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Lors d’une discussion, qui est restée assez générale, ils ont abordé la question des campagnes de vaccination et leur accélération.
La question du déploiement d'une quatrième dose de vaccin sera plus spécifiquement traitée par les ministres de la Santé. Pour la Présidence française comme pour la Commission européenne, ce point nécessite encore des éclairages scientifiques.
Les États membres se sont accordés sur la nécessité de coordonner leurs actions au niveau européen, « y compris dans les États membres ayant mis en place des mesures plus strictes », selon une source européenne.
L’Espagne a évoqué sa volonté d'appréhender désormais la Covid-19 non plus comme une pandémie, mais comme une maladie endémique.
Par ailleurs, les ministres ont partagé leurs préoccupations quant à la désinformation et à la méfiance liées aux vaccins anti-Covid-19. À ce stade, ils ont surtout échangé de bonnes pratiques pour faire face à ces phénomènes.
Team Europe. Sur le volet 'solidarité internationale', le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, a salué l'adoption des nouvelles recommandations relatives à une approche coordonnée en vue de faciliter la libre circulation durant la pandémie (voir autre nouvelle). Il a annoncé que la Commission soumettrait un paquet de propositions spécifiques en vue du Sommet UE/Afrique des 17 et 18 février à Bruxelles.
Ce paquet sera constitué d’initiatives visant à accélérer le déploiement des vaccins et à augmenter le taux de vaccination en Afrique. La Commission travaillera également à des initiatives phares pour soutenir la production locale de vaccins anti-Covid-19 et de médicaments, pour aider au développement de capacités permettant de faire face à la pandémie et de structures de prévention des pandémies et pour appuyer la numérisation de la santé sur le continent africain.
Les États membres ont également souligné que l’UE avait mené beaucoup d’actions de solidarité internationale dans le cadre de la pandémie. Bien qu’il y ait lieu de faire encore davantage, l’UE ne communique pas suffisamment sur ses réalisations, ont-ils estimé. (Émilie Vanderhulst)