Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, dont le pays assure la Présidence du Conseil de l’Union européenne (PFUE) au premier semestre 2022, a assuré, mardi 25 janvier, que la perspective européenne des Balkans occidentaux ne faisait pas de doute.
Devant la commission des affaires étrangères du PE, le ministre a expliqué que le forum sur les Balkans occidentaux, que la Présidence française souhaite organiser au printemps, aura « pour objectif de préparer le sommet, qui aura lieu sous Présidence tchèque du Conseil de l’UE [au second semestre 2022, NDLR], et de montrer que la perspective européenne ne fait pas l’ombre d’un doute pour tous ces pays ».
Le ministre a mis en avant trois sujets de préoccupation sur lesquels il souhaiterait avancer. Tout d'abord, l’adhésion de la Macédoine du Nord et de l’Albanie à l'UE. Les deux pays sont bloqués dans leur processus en raison d’un différend entre Skopje et Sofia.
« Autant que je sache, les choses sont en train de s’arranger un petit peu. Il y a des déclarations qui vont dans le bon sens », a estimé M. Le Drian, alors que les gouvernements macédonien et bulgare se sont rencontrés le jour même à Sofia. Le chef de la diplomatie française a espéré des avancées et que ce dialogue aboutira à la tenue des premières conférences intergouvernementales de la Macédoine du Nord et de l’Albanie sous Présidence française ou tchèque.
Le ministre a aussi mis en avant la situation « plus compliquée » entre la Serbie et le Kosovo (voir autre nouvelle), souhaitant que la médiation de l’UE puisse aboutir à un accord global.
Enfin, M. Le Drian a promis que la PFUE serait très active sur le dossier bosnien, « en particulier pour que la réforme électorale et constitutionnelle puisse aboutir dans les délais ». « C’est essentiel, et ce sur quoi il faut se mobiliser », a-t-il ajouté, condamnant également le blocage des institutions étatiques en Bosnie-Herzégovine et appelant au dialogue. (Camille-Cerise Gessant)