La Commission européenne et le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, ont présenté, mardi 21 décembre, leur nouvelle politique de soutien au désarmement, à la démobilisation et à la réintégration (DDR) des anciens combattants au sein d'une communauté à l'issue d'un conflit.
Cette politique révisée, qui s'ajoute aux actions de l'UE pour le maintien de la paix, consiste à renforcer l'engagement direct de l'UE, la coordination avec les États membres et avec les pays partenaires dans la gestion du phénomène des anciens combattants.
La Commission veut lier « les réactions rapides à court terme à des engagements à plus long terme ». En termes d'actions, elle dit vouloir travailler pendant « toutes les étapes des conflits, même quand les violences sont en cours ».
L'institution de l'UE va, par exemple, créer un groupe de travail inter-services dédié, constitué de représentants du Service européen de l'action extérieure (SEAE) et des services de la Commission. Il supervisera les travaux en matière de DDR.
Une expertise dans ce domaine sera également apportée dans les équipes de médiateurs de l'UE, afin de s'assurer que les accords de cessez-le-feu incluent des clauses DDR.
« Le désarmement, la démobilisation et la réintégration des anciens combattants jouent un rôle capital dans les efforts déployés par l'UE sur la voie d'une paix durable et de la prévention de la recrudescence de la violence. L'UE entend contribuer davantage à ces processus en tirant le meilleur parti possible des politiques, outils et instruments disponibles dans les différents secteurs », a déclaré Josep Borrell dans un communiqué.
Voir la communication conjointe : https://bit.ly/3Eb8HyE (Léa Marchal)