Les chefs d’État ou de gouvernement des États membres de l’UE et leurs homologues des partenaires orientaux se réuniront mercredi 15 décembre à Bruxelles pour le 6e sommet du Partenariat oriental, quatre ans après le précédent.
L’UE a des accords d’association et des zones de libre-échange complet et approfondi avec trois des partenaires – la Géorgie, la Moldavie et l'Ukraine, pays qui ne cachent pas leur ambition d’adhérer un jour à l’UE. Elle a aussi un accord de partenariat global et renforcé avec l'Arménie et négocie avec l'Azerbaïdjan sur un nouvel accord global. De son côté, la Biélorussie a décidé de suspendre sa participation au Partenariat oriental et ne sera pas présente au sommet.
Lundi 13 décembre, une source européenne a expliqué que l’objectif était de revitaliser le Partenariat oriental afin de le porter à un nouveau niveau d’engagement pour maximiser l’approfondissement des relations économiques et politiques que le partenariat permet. « Ce sommet est important pour démontrer que UE continue à s’engager dans la région, à s’impliquer. Que ce n’est pas parce qu’un autre acteur (la Russie, NDLR) avance ses pions que nous allons baisser les bras », a ajouté une source diplomatique européenne. Selon elle, ce sommet en présentiel doit permettre de montrer aux pays de la région que l'UE demeure pleinement impliquée et qu'elle continue de les accompagner dans la voie des réformes.
Concrètement, le sommet a quatre objectifs : - confirmer l’engagement continu, le soutien mutuel et la solidarité, y compris dans le contexte de la Covid-19 ; - se concentrer sur la promotion des réformes, le respect des droits de l’homme et des valeurs fondamentales ; - confirmer les efforts continus pour contribuer à la paix et la sécurité ; - et enfin, la différenciation entre les partenaires (EUROPE 12850/23).
Les participants devraient aussi adopter des priorités du Partenariat post-2020 (EUROPE B12841A17). Celles-ci porteront sur cinq objectifs à long terme, en mettant l’accent sur la reprise, la résilience et les réformes en s'appuyant sur deux piliers : la gouvernance et l’investissement. Les priorités sont : la mise en place d’économies résilientes, durables et intégrées, avoir des institutions comptables de leurs actes, l'État de droit et la sécurité, le développement d’une résilience environnementale et climatique, la réalisation d’une transformation numérique résiliente et la création de sociétés résilientes, respectueuses de l'égalité de genre, justes et inclusives.
Ces priorités s’accompagnent d’un plan d’investissement régional de 2,3 milliards d’euros, qui pourrait permettre de mobiliser jusqu’à 17 milliards d’euros d’investissements publics et privés. (Camille-Cerise Gessant avec Agathe Cherki)