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Bulletin Quotidien Europe N° 12853
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

La Commission européenne juge « très difficile » d’intervenir sur le marché de la viande porcine

Une fois encore, la Commission européenne a indiqué, lundi 13 décembre, qu’elle ne souhaitait pas déclencher des mesures de marché en faveur des producteurs européens de viande porcine.

Lors d’une conférence de presse, le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a rappelé que ce secteur est particulier. Il est « très difficile », selon lui, d’intervenir sur le marché de la viande porcine. « Il faut être très prudent, les cycles de production sont très courts », a-t-il ajouté. « Les prix fluctuent. Si nous agissons sur les prix maintenant, nous risquons de rendre la crise permanente ou de la faire durer », a-t-il aussi fait valoir.

« En janvier, si la situation ne s’améliore pas, nous pourrons envisager une intervention », a tout de même admis le commissaire. Il a noté que les prix des porcelets avaient un peu augmenté. Des mesures sont possibles dans les programmes de développement rural et via des aides d’État, a-t-il rappelé.

La République tchèque, soutenue par plusieurs pays (Malte, l'Autriche, la Belgique, la France, la Pologne, la Roumanie, le Portugal…), a demandé à la Commission de prendre des mesures de marché en faveur de ce secteur. L’Allemagne aussi a évoqué un marché de la viande porcine très tendu et a demandé à la Commission de prendre « les mesures nécessaires, le cas échéant ».

La France a demandé la mise en place immédiate de « mécanismes de marché pour soutenir le prix du porc ».

Hausse des prix des engrais. Plusieurs ministres, l’Espagne en tête (soutenue notamment par l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, la République tchèque, l’Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, Malte, la Pologne, le Portugal, la Roumanie et la Slovaquie), ont demandé à la Commission d’agir pour contrecarrer la hausse des prix des engrais.

Plusieurs pays ont évoqué le risque de crise alimentaire mondiale dans un an, car il y a une corrélation directe entre les engrais et les capacités productives.

Plusieurs pays, dont la France, ont demandé de lever à titre temporaire les droits de douane ad valorem pour fluidifier le marché. L’Allemagne a demandé un plan d’urgence pour remédier à l’explosion des prix des intrants.

« Il faut que l’UE soit moins dépendante des engrais chimiques », a répondu Janusz Wojciechowski devant la presse. « Dans notre domaine de compétence, nous devons, par exemple, améliorer l'efficacité de nos utilisations actuelles des engrais et trouver des alternatives nouvelles et plus durables. Ce sont des objectifs que nous partageons tous et la PAC réformée nous aidera à atteindre ces objectifs », a dit la Commission lors de son intervention devant les ministres. « Je m'attends à ce que nous en reparlions au cours de la prochaine Présidence française du Conseil de l’UE », a ajouté M. Wojciechowski. (Lionel Changeur)

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