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Bulletin Quotidien Europe N° 12805
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / DÉveloppement

Les eurodéputés préconisent plus de financement et de cohérence de l'UE pour protéger la biodiversité des pays pauvres

Cohérence des politiques de l'UE, davantage d'investissement dans la protection et la restauration des écosystèmes fragiles et protection des populations autochtones : les députés européens souhaitent que l'UE fasse le maximum pour soutenir la protection de la biodiversité et des écosystèmes vulnérables dans les pays en développement.

Leur débat, lundi 4 octobre au soir, a témoigné d'un large consensus, en amont d'un vote sur le rôle de la politique de développement dans la réponse à la perte de biodiversité dans les pays en développement (EUROPE 12803/15, 12667/16).

Le rapporteur, Michèle Rivasi (Verts/ALE française), a insisté sur l'importance de ce texte à quelques jours du segment de haut niveau de la Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique (COP15, 11-15 octobre, en ligne) pour préparer la COP15 de Kunming (25 avril -8 mai 2022).

« C'est un hommage à tous ceux qui sont partis, tués ou persécutés, pour défendre leurs terres - les peuples autochtones et les communautés locales. Malheureusement, cela se passe encore aujourd'hui », a-t-elle déclaré, insistant pour que l'UE reconnaisse « sa responsabilité dans l'augmentation de l'accaparement des terres et de la destruction des forêts, mais sans tomber dans l'écueil d'imposer des pratiques de conservation coloniales en forêt ». Les solutions fondées sur la nature, défendues dans le rapport, sont, à son avis, préférables.

Soulignant que « les pays en développement ont de petits budgets pour la protection de l’environnement et ont donc besoin de notre soutien », Marlene Mortler (PPE, allemande) a appelé à un financement garanti sur la base d'évaluations d'impact, car « ce qui manque, ce sont les corrélations entre la perte de biodiversité, ses causes et la lutte pour l’endiguer ». 

Carlos Zorrinho (S&D, portugais) a insisté sur le devoir de surveillance de l'incidence des politiques de l'UE sur les pays en développement au titre du programme onusien de développement durable d'ici 2030.

Pour Catherine Chabaud (Renew Europe, française), la 'Grande muraille verte', financée par l'UE à hauteur de 750 millions € par an d'ici 2025, est exemplaire de ce qui peut être fait.

Dominique Bilde (ID, française) a soutenu « la philosophie du rapport, fondé sur le localisme », mais a refusé que l'UE endosse le leadership mondial, eu égard à la responsabilité de la Chine.

Krzysztof Jurgiel (CRE, polonais) a salué l'accent mis sur les liens entre les systèmes agricoles et l'alimentation et sur la coopération avec les populations autochtones, mais s'abstiendra à cause d'une référence faite à la Charte européenne des droits fondamentaux.

 Fustigeant « le cynisme de la marchandisation de la nature, qui freine le développement », João Pimenta Lopes (La Gauche, portugais) a appelé à « une vraie coopération axée sur la satisfaction des besoins des peuples en permettant la production dans ces pays ».

 La commissaire aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, a rappelé que pour les sept prochaines années, la Commission européenne double son financement extérieur en faveur de la biodiversité mondiale (EUROPE 12791/2).

Le projet de résolution : https://bit.ly/3Dd1jTo (Aminata Niang)

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