Une troisième dose des vaccins contre la Covid-19 développés par Pfizer/BioNTech (Comirnaty) et Moderna (Spikevax) peut être administrée aux personnes immunodéprimées au moins 28 jours après la deuxième injection, a indiqué l’Agence européenne des médicaments (EMA) lundi 4 octobre.
Des études ont permis de démontrer que le recours à une dose supplémentaire de ces vaccins augmentait la capacité à produire des anticorps chez les patients ayant un système immunitaire affaibli, précise l’Agence.
Elle insiste par ailleurs sur l’importance de distinguer les « doses supplémentaires », administrées aux personnes immunodéprimées, et les « doses de rappel », envisagées pour les personnes ayant un système immunitaire normal.
L’évaluation entreprise par l'Agence a démontré que l'administration d'une dose de rappel du vaccin Comirnaty aux personnes de 18 à 55 ans, environ six mois après leur deuxième injection, permettait d'augmenter le niveau d’anticorps.
L'administration d'une troisième dose de ce vaccin pourra donc également être envisagée pour les 18-55 ans ne souffrant pas d'immunodéficience, précise l'EMA, soulignant que le risque de troubles cardiaques inflammatoires ou d'autres effets secondaires très rares après un rappel n'est pas connu à ce stade.
Concernant l’administration d’une dose de rappel du vaccin Spikevax, en revanche, l’évaluation est toujours en cours.
L'EMA avait assuré début septembre ne pas être convaincue de l'urgence d'administrer une troisième dose aux personnes n'étant pas à risques (EUROPE 12782/22). La décision, toutefois, revient aux États (EUROPE 12798/6). (Agathe Cherki)