Les eurodéputés de la commission ‘Emploi et Affaires sociales’ (EMPL) demandent à être mieux associés à la définition des lignes directrices pour les politiques de l’emploi, avec l'adoption, par procédure simplifiée, du rapport de Lucia Nicholsonová (Renew Europe, slovaque), mercredi 1er septembre.
Ils demandent d’être traités sur un « pied d’égalité » (equal footing) avec le Conseil dans l’élaboration desdites lignes directrices, afin de « renforcer le processus décisionnel démocratique ». Cette demande avait déjà été formulée lors de l’édition 2020 des lignes directrices (EUROPE 12525/18).
Les eurodéputés insistent également sur une meilleure prise en compte des conséquences de la pandémie. Ici, ils réclament des initiatives (le qualificatif « législatives » est tombé lors d'un vote par division demandé par la droite) sur le télétravail, le droit à la déconnexion, les congés parentaux et de soins, les travailleurs de plateforme et la sous-traitance.
Ils attendent en outre des États membres qu'ils renforcent le rôle des partenaires sociaux, notamment en étendant la couverture des conventions collectives, en écho aux discussions sur le salaire minimum (EUROPE 12759/19).
En vertu de la procédure simplifiée, le vote a porté seulement sur les amendements déposés par le rapporteur, sur lesquels les eurodéputés ont voté en bloc, afin que le rapport soit soumis aux votes à la session plénière de septembre, avant le début du nouveau cycle du processus budgétaire du 'Semestre européen', en octobre, nous a-t-on expliqué. (Pascal Hansens)