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Bulletin Quotidien Europe N° 12721
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INSTITUTIONNEL / Commission

La Médiatrice européenne lance une enquête sur le pantouflage au sein de l'institution de l'UE

La Médiatrice européenne, Emily O'Reilly, a annoncé, mardi 18 mai, le lancement d'une enquête de grande ampleur sur la manière dont la Commission européenne gère le pantouflage de son personnel.

« Il y a un grand décalage entre les règles et ce qui se passe dans la réalité. Je ne crois pas qu'il y ait une véritable compréhension du problème », a constaté Mme O'Reilly en présentant son rapport d'activité 2020 à quelques journalistes. Des affaires de pantouflage, lorsqu'elles sont relayées par la presse, ont « un effet néfaste » sur l'institution concernée auprès du grand public, a-t-elle souligné.

La Médiatrice a demandé à consulter près de 100 dossiers auprès de 14 directions générales, du Secrétariat général et de tous les cabinets des commissaires européens.

Une fois finalisée, l'analyse débouchera sur des « recommandations » spécifiques, a promis Mme O'Reilly.

Elle a rappelé plusieurs de ses enquêtes relatives au pantouflage dans les institutions et organes européens. L'une d'elles a concerné l'Autorité bancaire européenne (ABE), qui, selon la Médiatrice, n’aurait pas dû autoriser son ancien directeur exécutif, Adam Farkas, à diriger dans la foulée l’Association pour les marchés financiers en Europe (AFME), l’un des principaux lobbies du secteur financier (EUROPE 12484/19).

Sur ce cas précis, Mme O'Reilly s'est félicitée que l'ABE ait repris à son compte ses recommandations.

Deux autres enquêtes sont en cours. La première concerne l'Agence européenne de défense, où un ancien directeur exécutif a rejoint Airbus. La seconde vise les activités de consultant de l’ancien commissaire Oettinger pour une importante société de tabac (EUROPE 12306/1).

Dans son rapport annuel, la Médiatrice présente les initiatives prises afin de garantir la transparence et une bonne administration en temps de pandémie de Covid-19. Au total, 2 148 plaintes ont été traitées l'année dernière et 370 enquêtes ouvertes, 56% d'entre elles visant la Commission.

Mme O'Reilly a estimé que le mandat du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) était « trop limité ». « C'est une agence très faible, qui dépend entièrement des États membres pour remplir sa mission », a-t-elle noté.

Pour la Médiatrice, la pandémie a également créé de l'opacité dans les travaux des institutions de l'UE, notamment au Conseil, même si la situation s'est améliorée depuis.

Parmi les activités mentionnées figurent également des enquêtes relatives aux études d'impact en matière de durabilité environnementale de l'accord commercial UE/Mercosur et de certains projets importants d'intérêt européen commun (IPCEI). Le respect des droits fondamentaux au sein de l'agence Frontex est aussi dans le collimateur de la Médiatrice.

La semaine dernière, le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord provisoire sur la réforme du statut de la Médiatrice européenne. 

Voir le rapport annuel : https://bit.ly/3tXLSJq  (Mathieu Bion)

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