Le règlement de 2016 sur l’accès des pêcheurs aux ressources en eaux profondes n’a pas produit tous les effets escomptés, selon un rapport publié le 12 mai par la Commission européenne.
Ce règlement prévoit des mesures limitant les zones de pêche en eaux profondes, protégeant les écosystèmes marins vulnérables et interdisant la pêche au chalut de fond à une profondeur supérieure à 800 mètres (EUROPE 12487/20).
Pour la Commission, le texte a prouvé son efficacité en « contribuant à la préservation des stocks de poissons d’eaux profondes ». Selon le rapport, l’interdiction de la pêche au chalut à plus de 800 mètres a « réduit l’accessibilité de certaines espèces commerciales clés vivant en eaux profondes, telles que le grenadier, l’hoplostète rouge et le sabre noir », contribuant ainsi à diminuer les captures d’autres espèces d’eaux profondes pêchées en tant que prises accessoires, en particulier les requins des grands fonds.
Mais le rapport signale que l’application « inégale », par les États membres, du programme concernant la présence d’observateurs a fait que « les connaissances scientifiques sur les habitats en eaux profondes n’ont pu être améliorées dans la mesure escomptée ». En raison du retard dans l’adoption des interdictions pour protéger les écosystèmes marins vulnérables, le règlement « n’a pas permis jusqu’à présent de garantir la protection de ces écosystèmes dans les eaux de l’Union », selon le rapport (https://bit.ly/3fsZKX0 ). (Lionel Changeur)