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Bulletin Quotidien Europe N° 12674
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ACTION EXTÉRIEURE / Birmanie

Le vice-amiral Bléjean s’entretient avec le commandant en chef adjoint de l’armée birmane

Le directeur général de l’État major de l’UE, le vice-amiral Hervé Bléjean, s’est entretenu par téléphone, mardi 9 mars, avec le vice-général Soe Win, commandant en chef adjoint de l'armée birmane, pour discuter de la situation actuelle dans le pays. Il s’agissait du premier contact avec l’armée birmane depuis le coup d’État qui l'a portée au pouvoir, le 1er février.

L’objectif de cet entretien était de pouvoir discuter de militaire à militaire alors que les militaires birmans ne semblent pas écouter les appels des civils à l’apaisement. Les sujets abordés sont, eux, politiques.

« Le vice-amiral Bléjean a exhorté les autorités militaires à cesser immédiatement toute violence et à faire preuve de la plus grande retenue face aux protestations, afin d'éviter de nouvelles victimes et de respecter le droit international », a expliqué le Service européen pour l’action extérieure dans un communiqué. « Toute nouvelle escalade doit être évitée », aurait souligné M. Bléjean, rappelant aussi que le rôle de toute armée devrait être de protéger la population.

Selon le SEAE, le directeur général de l’État major a également exhorté les autorités militaires à libérer les dirigeants démocratiquement élus du pays, notamment la conseillère d’État Aung San Suu Kyi et le président Win Myint ainsi que tous les autres détenus politiques, « en vue d'engager un dialogue politique sans exclusive avec toutes les parties prenantes ».

Il est important de restaurer la stabilité et la démocratie avec un régime civil légitime au Myanmar, a insisté M. Bléjean. Il a également souligné l'importance particulière d'inviter l'envoyée spéciale des Nations unies, Christine Schraner Burgener, à se rendre en Birmanie dès que possible afin qu'elle puisse consulter toutes les parties concernées et faciliter le dialogue.

L’UE a interdit, en 2018, la formation et la coopération militaires avec l'armée birmane en raison de la répression envers les Rohingyas (EUROPE 11884/4, 12010/23). (Camille-Cerise Gessant)

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