login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12674
Sommaire Publication complète Par article 21 / 33
ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

Soutien des États membres à la Commission pour contrer la décision unilatérale de Londres de retarder l'application des contrôles en Irlande du Nord

Le vice-président aux Affaires interinstitutionnelles de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, a informé les ambassadeurs nationaux auprès de l’Union européenne (Coreper), mardi 9 mars, sur les actions légales envisagées contre le Royaume-Uni, après que celui ci a annoncé l’extension unilatérale des périodes de grâce prévues par l’accord de retrait britannique pour les contrôles réalisés en Irlande du Nord (EUROPE 12672/3). Et il a reçu leur soutien.

Les États membres ont exprimé « leur soutien total » à la déclaration du vice-président (EUROPE 12670/6) publiée dans la foulée de l'annonce britannique et à la manière dont la Commission a traité cette question avec « des mesures pour aller de l'avant, notamment en ce qui concerne l'évaluation des actions en justice et l'engagement avec le Royaume-Uni », a rapporté une source européenne.

Ils ont, par ailleurs, exprimé « leur inquiétude et leur déception quant à l'abandon de l'approche constructive qui avait prévalu jusqu'à présent et réaffirmé que les solutions aux perturbations causées par le Brexit doivent être trouvées dans le cadre du protocole (nord-irlandais) et par le biais des structures prévues par l'accord de retrait ».

Deux options font l'objet d'une réflexion. La première est le lancement d'une procédure d’infraction classique pouvant aboutir à une saisine de la Cour de justice de l’UE. Une seconde option, révélée par la télévision irlandaise RTE, consiste à recourir à l’article 167 du Traité qui oblige les deux parties à s'efforcer à tout moment de s'entendre sur l'interprétation et l'application de tout aspect de l'accord de retrait, y compris le protocole.

Le Royaume-Uni serait alors en infraction avec cet article parce qu'il a agi unilatéralement.

L'article 169 du Traité permettrait ensuite à l'UE de déposer officiellement une plainte par l'intermédiaire du comité mixte, dans le but de parvenir à une solution convenue d'un commun accord, explique la RTE.

Le calendrier de lancement de ces actions n'est pas encore arrêté. (Solenn Paulic)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES