Le Conseil de l'UE a prolongé pour un an, jeudi 26 avril, son embargo sur les armes et le matériel pouvant être utilisés pour la répression interne en Birmanie, et l’a renforcé, en interdisant désormais la formation militaire et la coopération militaire avec l'armée birmane (EUROPE 11884).
Cet embargo portait jusqu’à présent uniquement sur l'exportation de biens à double usage à l'usage de la police militaire et des gardes-frontières, et imposait des restrictions à l'exportation de matériel de surveillance des communications susceptible d'être utilisé à des fins de répression interne.
Le Conseil a également adopté un cadre juridique pour des mesures restrictives ciblées à l'encontre de certaines personnes des forces armées du Myanmar (Tatmadaw) et de la police des frontières.
Ce cadre permettra, si les crimes continuent d'être impunis, d'imposer une interdiction de voyager et un gel des avoirs aux personnes responsables de violations graves des droits de l'homme, a expliqué le Conseil dans un communiqué, citant comme exemples l'incitation à la violence, la discrimination et des actes de violence contre les minorités à Rakhine et l’entrave au processus de retour volontaire et sûr des personnes déplacées. Les responsables d’entrave à la conduite d'enquêtes indépendantes sur des allégations de violations ou d'abus humains, ou d'entrave au passage rapide et sans obstacle de l'aide humanitaire pourront aussi être sanctionnés.
Le Conseil des Affaires étrangères du 26 février avait appelé à de telles mesures (EUROPE 11969). (Camille-Cerise Gessant)