Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a souligné, jeudi 26 avril, l’importance d’un consensus politique au Kosovo alors que les tensions sont vives au Parlement kosovar.
Soulignant la ratification de l'accord de démarcation frontalière avec le Monténégro, qui a « rapproché le Kosovo d'un régime sans visa vers l'UE », le président a estimé, lors d’une conférence de presse avec le président kosovar, Hashim Thaçi, que cette ratification – qui fut plus que difficile - était aussi « la preuve que la coopération multipartite est possible sur des questions d'intérêt vital pour tous les Kosovars » (EUROPE 11987). « La lutte contre le crime organisé et la corruption, pour être efficace, nécessite également un consensus politique au Kosovo », a-t-il prévenu.
Tout comme en Serbie la veille (voir autre nouvelle), M. Tusk a rappelé l’importance de la normalisation des relations entre Belgrade et Pristina et la pleine mise en œuvre des accords déjà obtenus. Sans cela, « je ne vois pas comment une percée dans les relations avec l'UE pourrait être réalisée », a-t-il estimé. « C'est une question difficile et chargée d'émotion pour les deux parties. Mais il n'y a pas d'alternative viable à la normalisation. En fait, il s'agit d'un choix stratégique dont je suis convaincu à 100 % qu'il sera rentable à long terme », a conclu le président du Conseil européen. (Camille-Cerise Gessant)