Ursula von der Leyen a annoncé, mardi 26 janvier, que la Commission européenne qu'elle préside allait proposer de créer « un programme de préparation à la défense biologique » ('bio-defence preparedness programme') permanent et fondé sur un partenariat public-privé, afin d'anticiper au mieux toute nouvelle pandémie.
Ce programme, a-t-elle indiqué lors de son intervention par visioconférence au sommet de Davos, reposera sur « trois piliers principaux » : - ce programme permanent sera totalement consacré à découvrir (et à se préparer à) des agents pathogènes connus et émergents ainsi qu'au développement et à la fabrication de vaccins à grande échelle ; - garantir un financement à long terme pour cette tâche « au lieu de réallouer des ressources à chaque fois » ; - faire coopérer des entreprises technologiquement innovantes et des régulateurs tels que « l'Agence européenne des médicaments ou la Commission européenne ».
Ce programme sera piloté par la future Autorité de l'UE de préparation et de réaction en cas d'urgence sanitaire (HERA), que l'institution européenne va proposer de créer en 2021 sur le modèle de l'agence BARDA américaine (EUROPE 12600/24).
Biodiversité. Au sommet de Davos, Mme von der Leyen a réitéré l’importance de lutter simultanément contre le changement climatique et la perte de biodiversité afin de prévenir l’augmentation des catastrophes naturelles, mais aussi des zoonoses.
« Si nous n’agissons pas de toute urgence pour protéger notre nature, la prochaine pandémie sera à nos portes », a-t-elle ainsi insisté.
Dans cette optique, la présidente de la Commission a appelé à ce que le prochain sommet des Nations unies sur la biodiversité (COP15) – qui se tiendra du 17 au 30 mai 2021 à Kunming (Chine) – aboutisse à un accord pour la biodiversité du même type que l’Accord de Paris pour le climat. Et de rappeler que l'UE présentera « bientôt » un cadre législatif pour protéger au moins 30% de ses zones terrestres marines (EUROPE 12636/8). (Mathieu Bion et Damien Genicot)