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Bulletin Quotidien Europe N° 12640
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

L'UE enregistre enfin une avancée concrète dans la reconnaissance mutuelle des tests de dépistage

C'est une contribution majeure qui sera présentée aux dirigeants européens lors de leur réunion informelle sur la pandémie de Covid-19 (EUROPE 12640/1). Les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE (Coreper) ont adopté, mercredi 20 janvier, une recommandation relative à l'utilisation des tests antigéniques ainsi qu'à la validation et la reconnaissance mutuelle des tests antigéniques et PCR (EUROPE 12626/2).

Ce texte, qui devra encore être adopté formellement lors d'une réunion ministérielle du Conseil de l'UE, appuie l'idée de certificats de dépistage standardisés.

Il reprend également l'idée de la Commission européenne d'établir une liste européenne des tests antigéniques considérés comme « appropriés ». Il porte toutefois le critère de sensibilité minimum à 90%, au lieu des 80% portés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les autres critères demeurent l'apposition du marquage « CE », la spécificité supérieure à 97%, et la reconnaissance dans au moins un État membre. Il stipule en outre que cette liste devra être mise à jour en fonction de la capacité des tests à détecter des mutations du virus. 

La recommandation souligne que les tests antigéniques rapides sont utiles pour confirmer la présence du virus chez les cas symptomatiques « dans les cinq premiers jours suivant l'apparition des symptômes », pour tester les contacts des cas positifs « dans les sept premiers jours après le contact », pour tester les foyers ou encore pour tester les zones à haut risque ou les zones très touchées (c'est-à-dire qui enregistrent un taux de positivité des tests supérieur à 10%).

Concernant l'utilisation des tests antigéniques toujours, le document continue de recommander que ceux-ci soient réalisés par des professionnels de la santé. Toutefois, il ajoute que l'autodépistage pourrait être examiné à condition que la recherche soutienne ce scénario. 

Quarantaine. Il faudra par contre attendre avant de voir émerger une approche commune sur la durée des quarantaines, l'autre chantier épineux entamé par les dirigeants européens dans la coordination des mesures sanitiaires (EUROPE 12589/2).

« Les quarantaines, c’est un débat très compliqué. Il n'y a pas de consensus dans la communauté scientifique, ce qui rend la décision politique plus compliquée », a indiqué à EUROPE un fonctionnaire européen. « Mais il y a des tentatives d’avancer vers un système plus harmonisé », a-t-il ajouté, sans grande conviction (EUROPE 12555/27).

Rappelons que le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) soutient une période de quarantaine de 14 jours pouvant être réduite à 10 jours si un test réalisé au dixième jour est négatif. (Sophie Petitjean)

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