Le Premier ministre potrugais, António Costa, et le président du Parlement européen, David Sassoli, ont évoqué les modalités de la Conférence sur l'avenir de l'Europe, mercredi 20 janvier à Bruxelles (EUROPE 12638/13).
L'une des questions discutées a concerné la présidence de cet exercice paneuropéen de consultation des citoyens, dont le lancement a pris près d'un an de retard.
Selon nos informations, l'idée d'une présidence collégiale - constituée des présidents du PE, de la Commission européenne et du dirigeant politique du pays assurant la Présidence du Conseil de l'UE - ferait son chemin.
Il reviendra ensuite à un comité exécutif ('executive board') d'assurer les travaux au quotidien. Chaque institution de l'UE y nommera ses propres représentants.
Les dirigeants de l'UE veulent surmonter cet obstacle lié à la gouvernance de la Conférence afin que les trio institutionnel finalise et agrée un protocole d'entente (MoU). Sur cette base, le coup d'envoi de la Conférence pourra être donné, vraisemblablement à Strasbourg. D'aucuns estiment que la date du 9 mai, jour de la fête de l'Europe, serait adéquate et donne suffisamment de temps pour faire reculer la pandémie de Covid-19 grâce à la vaccination. D'autres estiment qu'il faut aller vite pour laisser suffisamment de temps à une réflexion sur l'avenir de l'Europe censée initialement durer deux ans. (Mathieu Bion)