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Bulletin Quotidien Europe N° 12638
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INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Conférence sur l'avenir de l'Europe, la piste d'une présidence tripartite évoquée

Le Premier ministre portugais, António Costa, et le président du Parlement européen, David Sassoli, plancheront, mercredi 20 janvier à Bruxelles, sur la manière de débloquer la question de la gouvernance de la Conférence sur l'avenir de l'Europe.

L'idée d'une présidence tripartite - Parlement, Conseil de l'UE, Commission européenne - a refait surface et pourrait être testée à cette occasion. Selon nos informations, elle a été discutée, jeudi 14 janvier, lors d'une réunion des coordinateurs de la commission des affaires constitutionnelles du PE, avec l'administration de l'institution européenne représentée par son secrétaire général adjoint, Markus Winkler.

Le Premier ministre Costa sera mercredi à Bruxelles, où il rencontrera M. Sassoli afin de trouver une solution « rapide », « la plus pragmatique possible » et « qui permette de donner le coup d'envoi » de la Conférence, a déclaré Ana Paula Zacarias, Secrétaire d'État portugaise aux Affaires européennes, lundi 18 janvier, à l'issue du Conseil 'Affaires générales', assurant que les ministres européens n'avaient évoqué ni la présidence de la Conférence ni sa durée alors que la France veut des décisions dès le printemps 2022 (EUROPE 12634/4). Elle a souligné l'importance de trouver « un équilibre total » entre les trois institutions de l'UE.

« Nous ne devons pas rester paralysés en raison de la pandémie » de Covid-19, a-t-elle néanmoins indiqué, évoquant un démarrage de cet exercice paneuropéen de consultation des citoyens européens sous Présidence portugaise du Conseil de l'UE.

Si une présidence tripartite permet de débloquer la situation, le Parlement confirmera-t-il sa position initiale visant à confier ce rôle à Guy Verhofstadt (Renew Europe, belge) ? Au Parlement, d'aucuns se demandent quel rôle jouera M. Sassoli à la fin de sa présidence à l'automne 2021. Et au Conseil, les États membres opteront-ils pour être représentés par le pays assurant la Présidence semestrielle ou choisiront-ils une personnalité politique comme l'ancienne Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, dont le nom a été testé - sans succès - fin 2020 par le couple franco-allemand ?

En cas d'accord sur la présidence, les trois institutions de l'UE devront aussi finaliser la composition de l'organe ('executive board') chargé de piloter les travaux de la Conférence au quotidien, notamment le nombre de représentants du trio institutionnel. C'est cet organe qui sera compétent pour arrêter les modalités pratiques de la conférence, comme le rythme de travail et la façon de choisir les citoyens invités à débattre.

« Il est grand temps d'ouvrir la Conférence, car les attentes sont élevées », a déclaré le vice-président de la Commission, Maroš Šefčovič.

Au Parlement, d'aucuns s'étonnent que l'administration ait mis sur pied un groupe de travail d'une petite dizaine de personnes sans que la commission des affaires constitutionnelles en soit pleinement informée. La position du PE sur la durée de la conférence ou la manière de choisir les citoyens sont pourtant des questions politiques à aborder par les instances politiques, a souligné une source. (Mathieu Bion)

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